(San Francisco) Disney a perdu 4,7 milliards de dollars pendant le trimestre écoulé, contre près de 2 milliards de bénéfice net il y a un an, à cause de la pandémie et notamment des parcs d’attractions fermés et des croisières à l’arrêt.

Agence France-Presse

Mais ses plateformes de streaming, dont Disney+, comptent désormais 100 millions d’abonnés payants, gagnés en partie grâce aux mesures de distanciation sociale.

« C’est une étape significative qui renforce notre stratégie des services directs au consommateur, que nous considérons comme clef à la croissance future de notre entreprise », a déclaré Bob Chapek, le patron du groupe américain.

Disney+, lancé en novembre dernier avec des nouveautés et un catalogue impressionnant de films, séries et programmes télé, a atteint les 57,5 millions d’abonnés fin juin.

Le titre du Royaume enchanté s’appréciait de plus de 5 % lors des échanges électroniques après la fermeture de la Bourse, malgré un chiffre d’affaires diminué de moitié en un an, à 11,8 milliards de dollars, un résultat inférieur aux attentes du marché.

Son résultat par action est ressorti à-261 dollars, mais il est positif dans un calcul ajusté, à 8 cents par action, en prenant en compte une charge de 3,5 milliards de dollars pour les pertes liées à la pandémie.

Cette charge correspond à l’impact négatif sur les activités physiques, comme les parcs d’attractions, les hôtels et les croisières.

Dans les autres secteurs, les pertes de revenus sont en partie compensées par la baisse des coûts de production, les tournages et voyages étant à l’arrêt.

Bob Chapek s’est félicité du succès des plateformes de streaming (Disney+, ESPN+ et Hulu) et de la réouverture de certains parcs, notamment à Shanghai, à Paris et en Floride.

Il s’est déclaré « aussi optimiste que possible » lors de la conférence téléphonique aux analystes.