Le nouveau transporteur aérien OWG passera son premier hiver dans le ciel de Cuba, si la COVID-19 le permet.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

L’entreprise, filiale de Nolinor, a signé une entente « à long terme » avec le voyagiste Caribe Sol, spécialiste des forfaits pour Cuba. Celui-ci lui réservera des blocs de sièges vers quatre destinations : Varadero, Cayo Coco, Holguín et Santa Clara, à partir de Montréal-Trudeau et Toronto.

« Bien que notre objectif soit de vendre des sièges individuels, nous n’avons jamais fermé la porte à travailler avec des voyagistes », a expliqué le président de Nolinor et d’OWG, Marco Prud’Homme. « Nous avons une super collaboration avec l’équipe de Caribe Sol et avons bien hâte de commencer nos vols en direction de Cuba. C’est l’une des destinations les plus populaires des voyageurs et c’est un bon point de départ pour OWG. »

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Marco Prud’Homme, président de Nolinor et d’OWG

Caribe Sol faisait jusqu’ici appel aux services de Transat pour transporter ses clients. Les premiers vols avec OWG sont prévus en novembre 2020, si l’état de la pandémie le permet.

Spécialiste des vols nolisés vers le Grand Nord québécois, Nolinor a acquis l’an dernier de l’expérience pour le même type de mission qu’elle effectuera pour Caribe Sol. En raison de l’interdiction de vol touchant ses Boeing 737 MAX, Sunwing avait fait appel à ses avions et à son personnel en remplacement.

« On s’est rendu compte que les gens appréciaient notre service et que ce n’était pas en dehors de ce qu’on était capables de faire », a souligné M. Prud’Homme au moment du lancement d’OWG, la semaine dernière. « Ça a renchéri sur le projet qu’on avait déjà amorcé dans l’idée de diversifier nos revenus. »

Trois appareils Boeing 737-400

Dans le but de lancer OWG, Nolinor s’est récemment procuré trois appareils Boeing 737-400 sur le marché d’occasion. Les circonstances l’avaient aidé à obtenir un bon prix. L’horaire d’OWG prévoit l’utilisation de deux de ces appareils, le troisième devant servir en cas de pépin.

OWG ne se décrit pas comme un transporteur au rabais – low cost, dans le jargon aéronautique. Selon le plan exposé par M. Prud’Homme la semaine dernière, il vise entre autres une clientèle désabusée par les pratiques récentes de ses concurrents, notamment l’absence de remboursements pour des vols annulés, ainsi qu’une clientèle jeune qui se détourne des séjours dans les complexes hôteliers.