(Montréal) Les syndiqués de l’usine Rio Tinto à Alma viennent d’entériner l’entente qui était intervenue avec leur employeur quant au renouvellement de la convention collective, et ce, avant même que celle-ci arrive à échéance, en décembre.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

Les 650 travailleurs sont répartis dans trois unités d’accréditation : les travailleurs de l’usine, les bureaux et les policiers-pompiers. L’appui à l’entente varie de 89 à 100 % selon l’unité d’accréditation, a précisé vendredi le Syndicat des métallos, affilié à la FTQ.

Fait particulier : ces négociations n’incluaient pas les salaires ni le régime de retraite, puisque ceux-ci sont déjà encadrés par une clause d’ajustement en continu. Cette clause date de plusieurs années et fait qu’ils sont ajustés en fonction de la situation dans l’industrie, a expliqué le syndicat.

Tant l’employeur que le syndicat se sont réjouis de cette ratification.

« En amorçant les négociations le mois passé, la direction et les représentants syndicaux voulaient conclure des ententes gagnantes pour les deux parties, tout en préparant l’avenir. Ces ententes sont une bonne nouvelle pour les employés et la région. Elles apporteront une plus grande stabilité à nos opérations régionales, dans un contexte où les marchés de l’aluminium sont encore difficiles en raison de l’impact négatif de la COVID-19 et de la menace de nouveaux tarifs sur l’aluminium aux États-Unis », a fait savoir la direction de Rio Tinto.

Le président de la section locale concernée du Syndicat des métallos, Sylvain Maltais, y a vu un signe de « l’évolution des relations depuis 2012 » avec l’employeur. « Une relation plus constructive s’est établie avec le temps et ce climat s’est confirmé dans cette dernière ronde de négociation. »

La nouvelle entente vaut pour quatre ans. Elle remplace une entente précédente qui était devenue caduque à cause de changements dans les plans de l’entreprise.

En 2018 en effet, le Syndicat des métallos avait accepté de rouvrir la convention collective en échange d’investissements de l’employeur dans un centre de billettes d’aluminium. Le projet a finalement été abandonné, ce qui fait que l’entente était devenue caduque et que de nouvelles négociations avaient été entamées.