Les principaux transporteurs interrégionaux par autocar au Québec demandent au gouvernement québécois d’agir rapidement afin de les aider à relancer de façon viable leurs services interrompus depuis mars, lors du grand confinement de pandémie.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

« Bien qu’un plan de relance ait été présenté au gouvernement il y a plus de six semaines, nous sommes toujours en attente de directives sanitaires adéquates et d’un financement qui nous permettra de relancer leurs activités partout au Québec », indiquent ces transporteurs dans un communiqué conjoint diffusé lundi.

Au cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel, on a réagi à la requête des autocaristes en indiquant par un bref courriel à La Presse que « leur proposition est actuellement en analyse » au ministère.

« Ces transporteurs ont déposé un plan de relance et des rencontres de travail ont été tenues avec le MTQ. Nous sommes conscients des inconvénients pour les citoyens et c’est pourquoi nous souhaitons une reprise du service », écrit la porte-parole du ministre, Florence Plourde.

Les signataires de cette demande d’appui à leur plan de relance sont les six autocaristes qui exploitent la plupart des liaisons régulières entre les principales villes et régions du Québec : Orléans Express (Montréal-Québec, Gaspésie), Intercar (Québec-Saguenay-Côte-Nord), Autobus Maheux (Montréal-Abitibi-Gatineau) et Limocar-Transdev (Montréal-Estrie), ainsi que les Autobus Galland (Laurentides-Lanaudière) et les Autobus Breton (Chaudière-Appalaches).

Dans leur communiqué, ces transporteurs interrégionaux rappellent qu’ils ont dû cesser leurs activités en mars dernier dans le contexte de la pandémie, ce qui a « mis à mal les finances des transporteurs et leur situation est précaire. »

« Bien qu’ils n’aient plus aucun revenu, les transporteurs essuient des dépenses depuis l’arrêt de leurs activités qui mettent en péril non seulement la possibilité de redémarrer leurs activités, mais également la pérennité de leur entreprise », indique ce groupe d’autocaristes.

Par conséquent, en plus d’une réponse à leur plan de relance, les transporteurs interrégionaux par autocars « réclament une aide financière de la part du gouvernement, puisque tant que des mesures de distanciation physique seront nécessaires, il sera difficile pour eux de rentabiliser leurs activités. »

Et tant que tarde la réponse de Québec, affirme le groupe d’autocaristes, « cela a pour effet de fragiliser le réseau de transport entre les régions au Québec, par la perte de liaisons au sein même des régions et entre les régions du Québec ; liaisons sur lesquelles de nombreux citoyens comptent pour assurer leurs déplacements ».