Les employés de l’entrepôt de Jean Coutu à Varennes ont voté à 99 % pour un mandat de grève dimanche.

Nicolas Bérubé Nicolas Bérubé
La Presse

Les quelque 700 membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu-CSN déplorent que Metro, propriétaire de Groupe Jean Coutu, ait refusé de négocier sans la présence d’un conciliateur, et ce, dès la première séance entre les deux parties. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2019.

« Les relations de travail ne sont vraiment pas bonnes. Il y a eu un gros changement dans la direction [chez l’employeur], et ils interprètent la convention collective à leur façon », affirme Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu-CSN.

Les syndiqués notent que Metro a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9,7 % au deuxième trimestre de 2020 comparativement à la même période l’année précédente.

« Les bénéfices nets ont grimpé de 45 % pour cette même période. Le secteur pharmacie du groupe (PJC et Brunet) a quant à lui vu son chiffre d’affaires augmenter de 7,9 % pour ce même trimestre », note la CSN.

« Pas le même univers »

Marie-Claude Bacon, vice-présidente, affaires publiques et communications chez Metro inc., note que, dans les premières semaines du troisième trimestre, le chiffre d’affaires pour les produits de la section commerciale des pharmacies comparables avait diminué de 9 % par rapport à 2019. « Ça continue par la suite. Donc on n’est pas du tout dans le même univers », a dit Mme Bacon.

Les employés du centre de distribution de Varennes, ouvert en 2015, bénéficient d’un environnement de travail moderne et d’une convention collective « qui se compare très avantageusement » aux compétiteurs du Groupe Jean Coutu, soutient-elle.

« Nous avons demandé à ce qu’un conciliateur soit nommé parce que l’écart entre les demandes syndicales et patronales est trop important », note Mme Bacon.