(Orford ) Le premier ministre François Legault n’a pas fermé la porte à une nouvelle aide à Bombardier, qui a annoncé 2500 pertes d’emploi vendredi.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

« Si on devait investir, ça serait dans l’ensemble du groupe, avec des garanties quant au nombre d’emplois et des plafonds sur les salaires (des dirigeants) », a déclaré M. Legault en conférence de presse en Estrie où il a passé la journée.

M. Legault a souligné à grands traits que si aide il y avait, il s’assurerait de ne pas donner dans la « mauvaise gestion de Dominique Anglade et du Parti libéral ».

L’ancien gouvernement Couillard a fait l’erreur, a-t-il répété, d’accorder 1,3 milliard à Bombardier, sans acheter d’actions ni obtenir de garanties financières. L’investissement s’est fait seulement dans la CSeries alors qu'il aurait fallu investir dans l’ensemble de Bombardier, a-t-il martelé.

M. Legault est en outre revenu sur les « salaires odieux » que les dirigeants de Bombardier ont touchés, ajoutant qu’advenant un autre sauvetage gouvernemental, les salaires et primes seraient au coeur des discussions.

Après avoir essuyé jeudi les critiques de la cheffe du Parti libéral qui trouve que le gouvernement prend certains raccourcis dans sa relance de l’économie, M. Legault l’a accusée « de faire de la partisanerie sur le dos des gens de la construction ».

Une partie des travailleurs de la construction n’a pas repris le travail et c’est là une occasion à saisir pour faire avancer certains projets, à son avis.

M. Legault a dit avoir sur ces questions une meilleure oreille du Parti québécois et de Québec solidaire.