(New York) United Airlines prévoit de supprimer au moins 3450 emplois de cadres au 1er octobre, soit 30 % de cadres, pour répondre à la nouvelle donne du trafic aérien décimé par la pandémie de COVID-19, selon des documents internes consultés mardi par l’AFP.

Agence France-Presse

La compagnie aérienne envisage aussi de supprimer des emplois de pilotes, selon un de ces documents adressés aux salariés par Greg Hart, le directeur des opérations.

« Malheureusement, dans les prochaines semaines et les mois à venir il nous faudra aligner les effectifs des salariés en première ligne à la demande » du trafic aérien, justifie le dirigeant sans donner davantage de détails.

Un tiers des 12 250 pilotes pourrait devoir quitter l’entreprise, selon une source proche du dossier.

En attendant, ce sont « au moins » 30 % des 11 500 emplois de cadres qui vont disparaître dès le 1er octobre.

United Airlines est tenue de ne pas toucher ses effectifs jusqu’au 30 septembre pour respecter les engagements pris lorsqu’elle a accepté récemment 5 milliards de dollars du contribuable dans le cadre du plan d’aide fédéral de 2200 milliards pour soutenir l’économie malade de la COVID-19.

« Nous nous attendons à dépenser des milliards de dollars lors des prochains mois, soit davantage que ce que nous avons reçu (de l’État fédéral) tout en maintenant 100 % de nos effectifs. Ce n’est pas tenable pour n’importe quelle entreprise », justifie Greg Hart.

Dans un autre document, Kate Gebo, la directrice des ressources humaines, précise que les salariés affectés par la cure d’austérité seront informés à compter de mi-juillet.  

Les salariés quittant volontairement la compagnie percevront des indemnités de licenciement, dont une partie en espèces, ce qui ne serait plus le cas pour les départs après le 1er octobre, prévient Kate Gebo.

Affirmant avoir été contrainte d’annuler 90 % de ses vols, United Airlines demande aussi à ses cadres de prendre 20 jours de congés non payés entre le 16 mai et le 30 septembre. Certains sont encouragés à travailler quatre jours par semaine.

« La réalité à laquelle nous faisons face, notamment au moment où devrions être en train d’approcher ce qui est normalement souvent la période la plus intense de l’année, est pour le moins dantesque », explique Mme Gebo.