(San Francisco) Le géant des microprocesseurs Intel se portait bien au premier trimestre 2020 notamment grâce à la forte demande pour les appareils électroniques, générée par la nécessité de travailler, apprendre et communiquer depuis chez soi pendant le « Grand confinement ».

Agence France-Presse

Le groupe a réalisé 19,8 milliards de chiffre d’affaires de janvier à mars, en hausse de 23 % sur un an. Son bénéfice par action ajusté, l’indicateur privilégié des investisseurs, a bondi de 63 % à 1,45 dollar, d’après le communiqué de résultats publié jeudi.

Son titre a pourtant été sanctionné à Wall Street : il perdait plus de 5 % lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

Intel n’a pas mis à jour sa prévision annuelle, « à cause de l’incertitude économique », mais prévoit néanmoins 18,5 milliards de dollars de revenus pour le deuxième trimestre et un bénéfice par action à 1,04 dollar.

« La technologie joue un rôle plus essentiel que jamais, et l’opportunité d’enrichir des vies et de faciliter le succès de nos clients n’a jamais été aussi vitale. […] Je pense que notre entreprise sortira renforcée de cette situation », a déclaré Bob Swan, le patron du groupe.

« L’entreprise a maintenu ses opérations essentielles dans ses usines avec plus de 90 % de livraisons dans les temps », malgré la pandémie, précise le communiqué.

Les produits liés aux données (puces mémoire, puces pour centres de données, pour objets connectés etc.), devenus la priorité d’Intel, ont engrangé environ 10 milliards de dollars, soit 34 % de plus qu’au premier trimestre 2019.

Cette activité comprend les puces 5G, la dernière génération de téléphonie mobile ultra rapide, en cours de déploiement dans le monde.

Le segment « PC » a de son côté rapporté 9,8 milliards, en progression de 14 %.