(San Francisco) IBM perdait 3,4 % à Wall Street mardi à 13 h 40 après avoir publié des résultats trimestriels décevants et retiré ses prévisions pour l’année 2020 à cause de la crise économique liée à la pandémie de COVID-19.

Agence France-Presse

Le groupe informatique américain a dégagé 17,6 milliards de revenus au premier trimestre, en baisse de plus de 3 % sur un an. Son bénéfice net a chuté de 26 %, à moins de 1,2 milliard.

Son bénéfice par action, l’indicateur favori des investisseurs, a atteint 1,84 dollar, un résultat légèrement supérieur aux attentes.

Mais la société qui affichait son optimisme en début d’année se voit contrainte de renoncer à ses objectifs annuels, notamment celui d’un bénéfice par action à 13,35 dollars pour 2020.

« Le groupe réévaluera sa position en fonction de la reprise économique à la fin du deuxième trimestre », indique le communiqué publié lundi.

« En février nous étions encore sur les rails. En mars, la situation sanitaire et la distanciation sociale qui en résulte ont prédominé. Nous avons vu les priorités de nos clients changer. Il y a eu une pause, car les clients, et c’est compréhensible, s’occupaient de satisfaire leurs besoins les plus urgents », a expliqué le directeur financier d’IBM, Jim Kavanaugh, lors d’une conférence téléphonique aux analystes.

« C’était encore plus marquant dans notre activité de logiciels, où la majorité des transactions sont généralement finalisées pendant les deux dernières semaines du trimestre. »

Le nouveau patron d’IBM, Arvind Krishna, a néanmoins déclaré que les investissements, y compris les acquisitions, allaient continuer.

Il vaut « mieux organiser » les activités de l’entreprise « autour du cloud hybride et de l’intelligence artificielle, pour répondre aux besoins du marché ».

L’ancien vice-président de l’activité de « cloud » (informatique dématérialisée) a remplacé Virginia Rometty début avril. Elle était directrice générale d’IBM depuis huit ans.  

« Comme vous l’avez vu, nous avons cédé des activités de logiciel et de service qui n’étaient plus alignées avec nos priorités. Cela va continuer », a-t-il prévenu lors de la conférence.

Arvind Krishna avait piloté l’acquisition de l’éditeur de logiciels Red Hat en 2018 afin de donner un souffle nouveau à IBM.

La division « cloud et logiciel cognitif », qui comprend Red Hat, des outils de transactions et des plateformes de nuage et de données, a généré 5,24 milliards de dollars, en hausse de 5,5 % sur un an.  

Le chiffre d’affaires de Red Hat a progressé de 18 % (après ajustement à des fins de comparaison).