Bombardier ne pourra pas immédiatement bénéficier de la Subvention salariale d’urgence du gouvernement canadien pour rappeler ses employés au travail, parce que ses revenus n’ont pas suffisamment baissé en mars, a indiqué l’entreprise à l’un de ses syndicats, selon ce dernier.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Alors que des transporteurs aériens comme Air Canada et Transat ou d’autres entreprises aéronautiques comme Airbus et CAE ont déjà annoncé leur intention de bénéficier du programme, la multinationale québécoise Bombardier n’y serait pas admissible.

« [En raison des] nombreuses livraisons d’avions durant le mois mars 2020, l’employeur n’a pas enregistré une perte de minimum 15 % de ses revenus, a écrit le Syndicat des Machinistes (AIMTA) à ses membres vendredi dernier. Il n’est donc pas éligible pour la subvention de 847 $ par semaine. »

Bombardier n’a pas voulu commenter la situation de ses revenus avant la publication de ses résultats financiers trimestriels, prévue le 7 mai prochain.

L’entreprise « ne ferme pas la porte » à utiliser le programme et « est en train de regarder attentivement les implications du programme pour ses employés », a toutefois précisé son vice-président aux relations externes, Olivier Marcil.

La première période de référence du programme, explique l’AIMTA, couvrait la période du 15 mars au 11 avril. Le syndicat souhaite que l’entreprise bénéficie du programme pour la deuxième période de référence, du 12 avril ou 9 mai. La reprise des activités dans les usines québécoises de Bombardier est pour l’instant prévue le 5 mai.

Pour les employés, la participation de Bombardier au programme leur permettrait d’obtenir un maximum de 847 $ par semaine, soit davantage que la Prestation canadienne d’urgence (PCU), qui verse 2000 $ par mois.