(New York) La banque d’affaires Goldman Sachs a vu son bénéfice net divisé par près de deux au premier trimestre, pâtissant d’un déclin des recettes générées par l’activité de conseil financier et une hausse des provisions liées aux futurs impayés de ses clients affectés par la pandémie de coronavirus.

Agence France-Presse

Le bénéfice net est ressorti à 1,1 milliard de dollars, contre 2,2 milliards à la même période il y a un an, a détaillé mercredi la firme, dont l’exposition aux crédits à la consommation et aux PME est faible comparé à ses rivales.  

La banque, dont la plateforme de prêts et de dépôts en ligne Marcus s’adresse au grand public, anticipe une hausse des défauts de paiements de ses clients.

Les provisions pour impayés ont été multipliées par plus de quatre, à 937 millions de dollars.

« Cette hausse est liée aux (incertitudes planant sur les) crédits accordés aux entreprises, notamment celles du secteur énergétique qui sont sous pression et à l’impact de la COVID-19 sur l’environnement économique », explique Goldman Sachs.

La banque dit aussi s’attendre à des défaillances de la part des détenteurs de la carte bancaire qu’elle propose depuis plusieurs mois en partenariat avec Apple.

Pour le reste, la forte volatilité présente sur les marchés financiers a remis les activités spéculatives en première ligne.

Les recettes générées par le courtage ont bondi de 28 % à 5,1 milliards de dollars, ce qui représente 59 % des revenus – 8,7 milliards – de Goldman Sachs au premier trimestre.

Le courtage des produits financiers liés aux devises, aux obligations et aux matières premières (FICC) s’est particulièrement distingué, en enregistrant une flambée de 33 % des recettes à 2,2 milliards.

A l’inverse, les incertitudes économiques ont pesé sur les commissions des banquiers conseillant les entreprises dans les opérations de fusions-acquisitions.

Leurs revenus ont chuté de 10,6 % à 781 millions de dollars.