La firme de notation financière Standard & Poors (S & P) rehausse de « négatif » à « stable » son avis de perspectives sur la cote de crédit consentie à Bombardier, en suivi des importantes cessions d’actifs et de réductions de dette potentielles qu’elle a annoncées depuis un mois.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

La firme S & P avait abaissé cet avis de « stable » à « négatif » au début de janvier, après que les dirigeants de Bombardier aient émis un avertissement de prochains résultats inférieurs aux objectifs énoncés antérieurement. Ils avaient aussi évoqué la possibilité d’un désistement de la participation dans les avions A220 (ex-Cseries) et de la recherche de partenaire pour sa division Bombardier Transport (BT).

Dans son avis émis mercredi à l’intention des investisseurs en titres de dettes et en actions de Bombardier, S & P appuie la révision de son avis sur l’anticipation que « les fonds provenant de la vente de BT à Alstom serviront à réduire substantiellement le fardeau d’endettement de Bombardier à un niveau plus gérable. »

En contrepartie, S & P note que cette revente majeure d’actifs par Bombardier se traduira par « une réduction de moitié de son potentiel de générer des flux de trésorerie et du bénéfice par action, et que ce potentiel reposera entièrement sur la performance financière de ses activités dans le marché des jets d’affaires. »

Par conséquent, avertit S & P dans son avis spécial, « nous pourrions abaisser notre cote sur Bombardier au cours des 12 prochains mois si nous pensons que l’acquisition de BT par Alstom ne devait pas se conclure telle qu’annoncée, et si le niveau des liquidités chez Bombardier devait s’affaiblir en deçà de nos attentes. »

« Dans ce scénario, souligne S & P, nous pourrions considérer la structure du capital de l’entreprise comme non viable, avec une flexibilité financière limitée. »