(Stellarton) L’un des plus grands épiciers du Canada a enregistré « un léger ralentissement de ses ventes » au cours des derniers mois, ce qui a incité l’entreprise à surveiller de plus près l’économie canadienne pour voir si les habitudes de consommation des consommateurs changeraient.

La Presse canadienne

Empire, la société mère de Sobeys et IGA, a vu les ventes amorcer un léger déclin à la fin de son deuxième trimestre et cette tendance s’est maintenue jusqu’au début du troisième trimestre, a souligné jeudi le chef de la direction de l’entreprise, Michael Medline, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes à la suite de la publication de ses plus récents résultats trimestriels.

Certaines régions du pays ont également connu une vague de mauvais temps, a-t-il noté. Bien que le temps froid profite à certains détaillants, comme les vendeurs de vêtements d’extérieur, il n’a pas le même effet pour les épiciers.

L’entreprise a constaté des changements dans le comportement des consommateurs, a-t-il expliqué, surtout en Alberta - avant d’ajouter qu’il ne voulait pas trop insister sur ces changements.

M. Medline a indiqué que l’entreprise surveillait de près certains indicateurs clés, comme les chiffres de l’emploi, et portait attention aux récentes communications des grandes banques du Canada.

Empire continue de surveiller avec intérêt les changements économiques et d’écouter ce que les banques disent à propos du moral des consommateurs.

« Et, je pense, comme tout le monde, nous le regardons cela et nous sommes inquiets », a affirmé M. Medline. « Il n’y a pas de raison de paniquer pour l’instant. Mais nous sommes inquiets. »

La société doit surveiller le comportement des consommateurs pendant une plus longue période de temps avant de pouvoir comprendre les changements qui se produisent, par exemple s’ils achètent plus fréquemment chez les enseignes à bas prix, ont expliqué les dirigeants d’Empire lors de la conférence. L’entreprise a précisé qu’elle n’avait pas encore remarqué de migration des consommateurs vers les enseignes à bas prix.

Les revenus du deuxième trimestre d’Empire ont totalisé 6,44 milliards, comparativement à 6,21 milliards au même trimestre l’an dernier. Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an, en excluant les ventes de carburant, ont progressé de 2,0 % sur un an.

Le conglomérat a engrangé un profit de 154,6 millions au plus récent trimestre, un résultat en hausse de 49 % par rapport à celui de 103,8 millions réalisé à la même période l’an dernier.

Le bénéfice par action de l’entreprise établie à Stellarton, en Nouvelle-Écosse, s’est chiffré à 57 cents pour le trimestre clos le 2 novembre, ce qui se compare à un profit de 38 cents par action, un an plus tôt.

Sur une base ajustée, Empire a dévoilé un bénéfice de 58 cents par action pour son plus récent trimestre, en hausse par rapport à celui de 40 cents par action d’il y a un an.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté par action de 57 cents et à des revenus de 6,47 milliards, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.