Bentley, qui s’était placé à l’abri de ses créanciers le 26 novembre, s’est déjà entendu avec ses créanciers. L’entreprise montréalaise poursuivra donc ses activités. Mais sa taille sera réduite.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Après les Fêtes, 88 points de vente fermeront, dont 25 au Québec. L’entreprise en conservera 163, dont 48 au Québec. Le nombre d’employés passera de 1700 à 1300.

D’ici aux fermetures, la marchandise est en liquidation.

Selon les documents officiels, les dettes non garanties du détaillant montréalais totalisaient 18,5 millions. Malgré la poursuite des activités, les créanciers ne recevront pas un sou.

« Mais l’an prochain, le nouveau Bentley va acheter pour 30 millions de marchandises », fait valoir le syndic responsable du dossier, Stéphane De Broux, de KPMG.

Rappelons qu’au début de novembre, une bonne partie des actifs de Bentley a été achetée par la société britannique RE : Capital, division de Hilco Capital. Les magasins qui fermeront n’ont pas fait partie de la transaction. Le nouveau propriétaire « assume beaucoup de dettes », précise M. De Broux, dont le prêt de 14 millions de la Banque CIBC, qui a accepté de continuer à financer le détaillant.

Depuis 2013, Bentley appartenait au fonds d’investissement privé Novacap, de Brossard. Ce dernier n’a pas rappelé La Presse.

« Nous sommes heureux de pouvoir mettre fin à l’incertitude à laquelle notre personnel était confronté, bien qu’il soit clairement très triste que nous n’ayons pas pu sauver tous les magasins », a déclaré le PDG de Bentley, Walter Lamothe.

Bentley affirme être « la destination numéro 1 pour les valises et les sacs de tous les jours au Canada ». Le premier magasin a ouvert ses portes à Terre-Neuve en 1987.