Les 1400 employés de Paccar, en lock-out depuis dimanche, ont refusé à 80% une nouvelle offre patronale au terme d’une assemblée générale lundi matin.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Aucune nouvelle proposition n’a été faite par la partie patronale, jugent les syndiqués. Ils ont procédé au vote lors d’une assemblée syndicale dans un hôtel de Laval aux alentour de 10h.

Les travailleurs de l’usine Paccar du Canada de Sainte-Thérèse fabriquent des camions de marques Peterbilt et Kenworth.

Lundi matin très tôt, ils étaient nombreux à manifester devant l’usine située juste au nord de l’intersection des autoroutes 15 et 640.

Il s’agit du troisième conflit de travail en quatre conventions collectives. Il survient à trois semaines de Noël. Selon Unifor, les enjeux de cette négociation portent essentiellement sur le régime de retraite et l’assurance collective.

Les employés dénoncent la présence de deux groupes distincts quant aux plans de retraite. Le groupe A, qui rassemble des salariés avec plus d’ancienneté, dispose de plus d’avantages que le groupe B. Une disparité jugée injuste par les dizaines de personnes qui signalaient leur mécontentement devant l’usine ce matin, malgré le froid.

«C’est frustrant, mais on s’y attendait. On connaît notre employeur», soupire Raymond Champagne, employé de Paccar depuis 2011.

«Ils essayent d’instaurer un climat de peur pour qu’on signe oui à leur entente. On veut qu’ils répondent à nos demandes d’abolir l’écart dans les fonds de pension du groupe A et du groupe B», dit un autre employé qui travaille pour la compagnie depuis neuf ans, et désire préserver son anonymat.

Les membres de la section locale 728 du syndicat Unifor ont été mis en lock-out en début de nuit, dimanche, même si les parties patronale et syndicale ont poursuivi leurs négociations.

Vendredi dernier, après une semaine de négociation intensive, les syndiqués avaient déjà rejeté une offre patronale à 61%.

La convention collective est échue depuis le 30 novembre.

-Avec La Presse canadienne