Menée par le Fonds de solidarité FTQ et Investissement Québec, la plus récente ronde de financement d’un des leaders montréalais en intelligence artificielle, Stradigi AI, a été bouclée avec un financement de 53 millions de dollars.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

Ces fonds, précise-t-on dans le communiqué qui sera publié ce mardi matin, permettront d’accélérer l’accès au marché nord-américain et l’amélioration de son produit vedette, la plateforme Kepler.

Cet ensemble de six modules, présenté comme « un des plus évolués au monde », utilise l’apprentissage machine pour offrir aux entreprises divers outils informatiques. On y intègre notamment l’analyse d’images, la compréhension naturelle du langage, la détection d’anomalies ainsi que des recommandations et des prévisions.

Dans un premier temps, précise en entrevue Basil Bouraropoulos, PDG et fondateur de Stradigi AI, on souhaite tâter le marché américain avant de viser une expansion ailleurs dans le monde. « Nous voulons avoir une approche conservatrice. Quand nous aurons pris la mesure de ce marché, nous pourrons nous étendre, notamment au Brésil, un autre très grand marché. »

Implantation lente

Pour soutenir cette expansion, Stradigi AI annonce dans la foulée la création de 50 nouveaux postes d’ici un an, principalement au Québec, dans les secteurs de la recherche, de la conception logicielle et de la vente et marketing, qui s’ajouteront aux 130 employés actuels.

L’évolution qu’on souhaite apporter à la plateforme Kepler permettrait aux entreprises d’implanter elles-mêmes leurs solutions, avec leurs propres spécialistes, explique M. Bouraropoulos. L’implantation de l’IA dans les entreprises au Québec, et plus largement au Canada, est encore très lente, alors qu’on en est toujours à établir la faisabilité de cette technologie, note-t-il. « Les entreprises en sont souvent encore aux preuves de concept. Je pense que les choses vont commencer à bouger d’ici 12 à 24 mois. »