(Bismark) Les autorités de réglementation fédérales ont ordonné la fermeture de l’oléoduc Keystone jusqu’à ce que son propriétaire prenne des mesures correctives pour déterminer la cause d’une fuite de pétrole estimée à 1,4 million de litres dans le nord-est du Dakota du Nord.

James MacPherson
Associated Press

L’administration de la sécurité des pipelines et des matières dangereuses a émis cet ordre, mardi, à TC Énergie, de Calgary. Le déversement du pipeline, qui touche une région d’environ 2090 mètres carrés près d’Édimbourg, dans le comté de Walsh, a été découvert il y a une semaine.

L’oléoduc est fermé depuis le 29 octobre. Il est conçu pour transporter du pétrole brut en Saskatchewan et au Manitoba, ainsi que dans le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas et le Missouri, en direction des raffineries de Patoka, dans l’Illinois, et de Cushing, en Oklahoma.

En vertu de l’ordre, la société devra envoyer la partie affectée du pipeline en acier de 76 centimètres à un laboratoire indépendant pour y subir des tests. TC Énergie devra également élaborer un plan de redémarrage de la ligne et de restauration.

TC Énergie, anciennement connue sous le nom de TransCanada, a indiqué dans un communiqué qu’elle prévoyait de faire excaver la partie endommagée du pipeline d’ici la fin de la semaine.

La société a précisé qu’environ 200 personnes travaillaient sur le site 24 heures sur 24 et « se concentraient sur les activités de nettoyage et de remise en état ».

« Nous continuons de surveiller la qualité de l’air autour du site et des environs tout au long du nettoyage », a affirmé l’entreprise.

Karl Rockeman, directeur de la division de la qualité de l’eau du Dakota du Nord, a indiqué mercredi qu’environ 954 000 litres de pétrole brut avaient été récupérés.

M. Rockeman a ajouté que certaines zones humides avaient été touchées, mais aucune source d’eau potable.

TC Énergie cherche à construire son projet Keystone XL évalué à 8 milliards US, qui acheminerait le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries du Texas. La proposition du pipeline Keystone XL fait face à l’opposition de groupes de personnes qui craignent des dommages environnementaux.