(New York) La Federal Communications Commission (FCC) a donné mardi son feu vert à la fusion à 26 milliards de dollars entre les opérateurs de téléphonie T-Mobile et Sprint, estimant que cette opération pourrait permettre d’aider les États-Unis à améliorer leur couverture en technologie 5 G.

Agence France-Presse

L’opération avait déjà reçu en juillet le feu vert du ministère américain de la Justice. Plusieurs procureurs généraux américains ont toutefois, au nom de la concurrence, engagé des procédures pour bloquer la fusion.

La FCC a, à cet égard, exigé des opérateurs qu’ils prennent des mesures pour éviter de porter atteinte à la concurrence, comme la cession par Sprint de son service Boost Mobile, a précisé le régulateur dans un communiqué.

« La transaction aidera à assurer le leadership des États-Unis en matière de 5G, à combler le fossé numérique dans l’Amérique rurale et à renforcer la compétition sur le marché du haut débit », a indiqué le patron du régulateur, Ajit Pai, dans un communiqué.

Deux des cinq membres de la FCC se sont cependant opposés à la fusion, jugeant qu’elle porterait atteinte à la libre-concurrence en réduisant le choix des consommateurs américains.

L’opération doit permettre de créer un numéro 3 capable de rivaliser avec les deux leaders du secteur, Verizon et AT & T.

« Quels que soient les critères, cette transaction va faire monter les prix, baisser la qualité et ralentir l’innovation alors même que nous commençons à déployer la future génération de technologie sans fil », a averti dans un communiqué Jessica Rosenworcel, une des commissaires de la FCC qui a voté contre le projet de fusion.

« Nous avons tous constaté ce qu’il se passait lorsque la concentration du marché se renforce après une fusion », a-t-elle ajouté, affirmant que trois entreprises contrôleraient désormais 99 % du marché américain des télécoms.