(New York) Le remue-ménage se poursuit à la tête du géant du fast-food McDonald’s: au lendemain de l’annonce du licenciement du directeur général pour une liaison «consentie» mais contraire au règlement avec un membre du personnel, c’est au tour du directeur des ressources humaines de partir.

Agence France-Presse

David Fairhurst a quitté lundi l’entreprise où il était entré en 2005, a indiqué une porte-parole de McDonald’s sans fournir plus de détails ou indiquer si ce départ était lié à celui de Steve Easterbrook.

Ce dernier a été poussé vers la sortie après que le Conseil d’administration a déterminé vendredi qu’il avait fait preuve d’une erreur de jugement en engageant une relation avec un ou une salariée et qu’il avait enfreint le règlement.

M. Easterbrook a reconnu lui-même dans un message transmis aux salariés avoir commis «une erreur».

AP

Steve Easterbrook

Comme M. Easterbook, M. Fairhurst avait travaillé pour McDonald's en Europe avant de rejoindre le siège de l’entreprise à Chicago. Il avait été promu au poste de directeur des ressources humaines peu après l’arrivée de M. Easterbook à la tête de l’entreprise.

Selon des documents transmis aux autorités boursières, McDonald's versera à son ancien directeur général une somme équivalente à six mois de salaire, ce qui correspond à environ 670 000 dollars en se basant sur sa rémunération de base de 2018. En y ajoutant les bonus, options d'achat d'action et autres compensations, sa rémunération totale s’était élevée à 15,9 millions de dollars.

M. Easterbook s’est par ailleurs engagé à ne pas travailler pour un concurrent de McDonald’s pendant au moins deux ans.

Le salaire de base de son remplaçant, Chris Kempczinski, a été fixé à 1,25 million de dollars.