(New York) Le groupe de services pétroliers américain Halliburton, qui a vu son bénéfice nettement reculer au troisième trimestre en raison d’un important repli de ses revenus dans l’énergie en Amérique du Nord, a annoncé lundi vouloir réduire ses coûts.

Agence France-Presse

L’entreprise, qui a déjà supprimé des postes au cours des derniers mois, prévoit de continuer à diminuer ses dépenses « d’environ 300 millions de dollars par an au cours des prochains trimestres », « en rationalisant (ses) opérations et (ses) fonctions support », a indiqué son PDG, Jeffrey Miller, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.

L’action Halliburton, qui évoluait dans le rouge à Wall Street juste après la diffusion des résultats, s’est redressée après les commentaires de la direction annonçant les économies envisagées et évoluait en hausse de 7,4 % à la mi-séance.

La société, basée à Houston, a dégagé un bénéfice net trimestriel de 295 millions de dollars, en baisse de 32 % sur un an, selon un communiqué publié lundi.

Ce résultat s’est traduit par un bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, de 34 cents, ce qui correspond aux attentes des analystes financiers.

Le chiffre d’affaires a pour sa part reculé d’environ 10 % à 5,56 milliards de dollars, et est inférieur aux 5,81 milliards escomptés.

Il a surtout été tiré vers le bas par le repli de 21 % des revenus du groupe en Amérique du Nord, un accès de faiblesse imputé par l’entreprise à « une activité plus faible et des prix plus bas dans les services liés au pompage à pression et à la construction de puits ».

Les sociétés de services pétroliers fournissent des technologies et équipements nécessaires aux activités d’exploration, de forage et d’exploitation des puits.

Elles pâtissent d’un ralentissement des activités de leurs clients aux États-Unis, où depuis quelques mois les majors réduisent leurs dépenses pour choyer leurs investisseurs.

« La discipline de la part des opérateurs en termes d’utilisation de leur capital pèse sur les niveaux d’activité en Amérique du Nord », a commenté M. Miller.

Le nombre de forage de puits de pétrole et de gaz  aux États-Unis s’affichait ainsi au 18 octobre en baisse d’environ 20 % par rapport à la même époque l’an dernier, à 851 puits, selon un décompte de la société Baker Hughes.

Cela ne devrait pas s’arranger au cours des prochains mois. « Les retours de nos clients nous amènent à penser que le nombre de forages menés à terme sera probablement plus faible au quatrième trimestre que l’an passé », a indiqué M. Miller.  

Les revenus à l’international ont de leur côté augmenté de 30 % sur un an.  

La région Moyen-Orient/Asie a vu ses recettes quasiment stagner à 1,16 milliard de dollars, celles de l’Europe/Afrique ont bondi d’environ 10 % à 831 millions et enfin celles de l’Amérique latine ont progressé de 16 % à 608 millions.