(Montréal) Des employés d’un restaurant-chocolaterie Juliette & Chocolat, à Montréal, viennent de se doter d’un syndicat.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

Il s’agit d’un premier syndicat pour cette chaîne. C’est le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ, qui représentera les 25 travailleurs concernés, 13 femmes et 12 hommes, qui sont des serveurs, cuisiniers et baristas.

L’établissement visé par cette accréditation de la section locale 500 des TUAC est celui de la rue Monkland, à Montréal.

La question des salaires aurait particulièrement motivé les travailleurs à se syndiquer, de même que la gestion du temps de travail, comme les pauses aux heures de pointe.

Dans une déclaration transmise par courriel, la fondatrice et présidente de Juliette & Chocolat, Juliette Brun, affirme que « cette accréditation syndicale est l’initiative d’un employé, pour des raisons idéologiques. C’est une initiative limitée à une succursale. Cela ne change rien à notre manière de fonctionner. »

« Nous avons déjà des comités paritaires en place dans nos succursales, qui permettent aux équipiers de me faire leurs requêtes et suggestions, directement. À ma connaissance, il n’y a ni revendications salariales ni revendications au sujet des pauses », ajoute-t-elle.

Les TUAC 500 comptent quelque 35 000 membres ; ils sont concentrés dans l’alimentation et le commerce de détail, comme les supermarchés et les quincailleries. Mais les TUAC comptent plus de 55 000 membres au Québec.