(New York) Le plus grand investisseur d’Aimia a estimé que les candidats au conseil d’administration proposés par les actionnaires dissidents de la société étaient « qualifiés et bien adaptés », sur la base d’un premier examen.

La Presse canadienne

La firme Mittleman Brothers a indiqué qu’elle « chercherait à dialoguer » avec les candidats dès l’envoi de la circulaire d’information des actionnaires dissidents, afin de connaître leurs idées, partager son point de vue et déterminer dans quelle mesure elle pourraient les soutenir.

Le gestionnaire de placements a précisé qu’il ne faisait pas partie du groupe qui avait convoqué l’assemblée extraordinaire des actionnaires prévue pour janvier, mais qu’il s’était engagé à aider la société à améliorer la valeur d’Aimia pour toutes les parties prenantes.

Mittleman Brothers, qui détient environ 23,1 % des actions en circulation d’Aimia, a affirmé que le conseil d’administration de la société spécialisée dans les données sur les consommateurs ne devrait pas tenir pour acquis le soutien continu du gestionnaire de placements de New York avant l’assemblée.

Le mois dernier, une coalition d’actionnaires mécontents a annoncé son intention de renverser la moitié des huit membres du conseil d’administration, qui a présidé à la vente du programme de récompenses Aéroplan au transporteur Air Canada, plus tôt cette année, ainsi qu’à des mois de turbulences autour du contrôle de la société.

En septembre, Mittleman a déposé une demande reconventionnelle contre la société montréalaise et six membres actuels et anciens du conseil, y compris trois administrateurs que le groupe d’actionnaires souhaite également exclure. L’affrontement devant un tribunal ontarien réfute la poursuite présentée par Aimia en juillet, qui accuse l’investisseur dissident d’avoir violé une trêve contractuelle, ce qui s’inscrit dans une longue bataille pour le contrôle du conseil d’administration.

Mittleman dit avoir demandé à la Bourse de Toronto de « surveiller de près » les opérations de la société de fidélité et d’exiger que « toute acquisition, financement, émission de titres ou autre tactique défensive […] soit approuvée par les actionnaires ».