(New York) La banque JPMorgan Chase a annoncé mardi des résultats trimestriels meilleurs que prévu malgré un environnement de taux d’intérêt bas affectant les marges dans les activités classiques de prêts et de dépôts, mais son PDG Jamie Dimon a averti que la croissance américaine « a ralenti légèrement ».

Agence France-Presse

Le résultat net a augmenté de 8,35 %, à 9,08 milliards de dollars, lors des trois mois achevés le 30 septembre, ce qui s’est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 2,68 dollars, contre 2,45 dollars attendus en moyenne par les analystes.  

Le chiffre d’affaires a, lui, progressé de 7,3 %, à 29,3 milliards de dollars, supérieurs aux 28,49 milliards anticipés, a précisé la banque dans un communiqué.

Les revenus nets d’intérêts, c’est-à-dire les recettes générées par les activités exposées aux taux d’intérêt, ont augmenté de 2 %, mais la progression aurait pu être plus importante si les taux d’intérêt n’avaient pas été aussi bas, explique la première banque américaine.

Dans l’ensemble, les prêts accordés aux ménages et aux entreprises ont légèrement reculé de 1 %, la forte augmentation de 8 % des crédits à la consommation n’ayant pas pu totalement compenser un décrochage des prêts immobiliers.  

Les prêts et les dépôts constituent une partie importante de l’activité de financement de l’économie des banques américaines.  

Tout mouvement sur les taux de la Réserve fédérale a en conséquence une incidence sur les taux d’intérêt imposés aux crédits qu’elles accordent.

Face au ralentissement de l’économie mondiale, la Fed a abaissé son taux d’intérêt directeur, le 18 septembre, dans une fourchette comprise entre 1,75 % et 2 %. En clair, emprunter de l’argent devrait devenir de moins en moins cher.

« Aux États-Unis, le produit intérieur brut a ralenti légèrement. Si la consommation reste en forme du fait d’une hausse des salaires et des dépenses à laquelle il faut ajouter un taux de chômage bas, la confiance des milieux d’affaires et les investissements ont faibli à cause des risques géopolitiques, dont les tensions commerciales », a averti Jamie Dimon, également patron des patrons américains, cité dans le communiqué.

La division de banque d’investissement de l’entreprise, qui abrite les activités de courtage et les opérations de conseils aux entreprises dans les fusions-acquisitions et introductions en Bourse, a vu ses revenus trimestriels augmenter de 6 %, en dépit d’une baisse des commissions perçues par les banquiers d’affaires.

Le courtage des matières premières, devises et obligations (Fixed income), à la peine depuis plusieurs mois, a notamment enregistré, à la surprise générale, un bond de 25 % de ses recettes.