(New York) Le géant américain des services de messagerie UPS a annoncé lundi être la première entreprise à avoir reçu le feu vert de l’agence fédérale de l’aviation (FAA) pour opérer un réseau de drones commerciaux aux États-Unis.

Agence France-Presse

Il est désormais autorisé à faire voler un nombre illimité de ces engins volants.

La filiale spécialisée de l’entreprise, UPS Flight Forward, qui supervise les opérations de drones, prévoit d’utiliser cette approbation pour continuer son service de livraisons dans des centres hospitaliers avant d’étendre son activité à d’autres secteurs.

« L’histoire est en marche et nous sommes loin d’avoir fini », a réagi le PDG d’UPS David Abney dans un communiqué.

« Notre technologie ouvre de nouvelles possibilités pour UPS et résout des problèmes de manière unique pour nos clients. Nous annoncerons bientôt d’autres étapes pour renforcer notre infrastructure, étendre nos services à nos clients dans le domaine de la santé et trouver à l’avenir de nouveaux usages pour nos drones », a ajouté M. Abney.

UPS s’est associé en mars avec le constructeur de drones autonomes Matternet pour la livraison de produits médicaux et d’échantillons biologiques en Caroline du Nord.

« UPS est prêt à s’appuyer sur cette pratique et à s’élargir à diverses pratiques liées aux soins intensifs ou aux premiers secours », a précisé l’entreprise dans un communiqué.  

Selon M. Abney, UPS Flight Forward « construit une flotte de drones de grande ampleur qui s’appuie sur la fiabilité rigoureuse, la sécurité et les exigences de contrôle de la FAA. »

« C’est un vrai pas en avant pour l’intégration d’avions sans pilote dans notre espace aérien », a affirmé la ministre américaine des Transports Elaine Chao.

Selon la loi américaine, les drones sont considérés comme des avions.

UPS peut opérer ces appareils seulement au-dessus de zones habitées et la nuit.

Pour un service de jour, il lui faudrait des permissions supplémentaires venant d’autres régulateurs.

Des géants technologiques comme Amazon et Uber, qui mènent leurs propres tests, attendent toujours le feu vert de la FAA pour lancer leurs propres services de livraisons par drones autonomes.