Le géant japonais Mitsubishi ouvrira dans la région de Boisbriand un centre d’ingénierie dont la première mission sera de collaborer à la certification de l’avion régional M90. Québec lui versera une aide de 12 millions de dollars.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

La multinationale Mitsubishi Heavy Industries (MHI) s’est portée acquéreur en juin dernier du programme d’avions régionaux CRJ de Bombardier. C’est sa filiale Mitsubishi Aircraft, qui conçoit la gamme régionale SpaceJet, qui s’installe à Montréal avec l’ouverture du « Centre montréalais SpaceJet ».

Le nouveau centre devrait embaucher 100 personnes dès la première année et jusqu’à 250 à terme. Ces emplois seront « axés sur la certification et l’entrée en service », indique un communiqué de l’entreprise.

L’aide de Québec prendra la forme d’un prêt d’Investissement Québec qui sera remboursé à même les impôts payés par les employés de ce centre. Si Mitsubishi remplit tous ses engagements en termes de création d’emplois sur cinq ans, elle n’aura pas à rembourser le prêt elle-même, selon la nouvelle formule conçue par Québec.

Le premier modèle de la gamme SpaceJet, le M90, doit officiellement entrer en service l’an prochain, en 2020. Cette entrée en service était originalement prévue en 2013. L’entreprise tente présentement d’en compléter le laborieux processus de certification.

Un deuxième modèle, le M100, destiné spécifiquement au marché américain, est aussi dans les cartons, avec une entrée en service prévue pour 2023. Le centre montréalais de Mitsubishi sera rapidement appelé à travailler sur sa conception.