(Edmonton) L’action d’Aurora Cannabis a plongé de près de 9 % après que le producteur de cannabis a affiché des revenus inférieurs à ses propres prévisions pour le quatrième trimestre, en plus de signaler que le chemin menant aux profits serait plus long que prévu, notamment en raison du lent déploiement du réseau de magasins de vente au détail.

La Presse canadienne

Le chef de la direction de la société, Cam Battley, a indiqué que le manque à gagner « n’aurait pas dû se produire », mais a expliqué qu’il était attribuable à certains revenus non essentiels de la société, tels que les tests analytiques et les conseils aux patients.

Il a ajouté qu’alors que la société avait prévu précédemment d’atteindre un bénéfice avant impôts, intérêt et amortissement positif au cours du dernier trimestre, cela aurait plutôt vraisemblablement lieu au cours de l’exercice 2020, puisque le nombre de points de vente au pays est moins élevé que prévu.

« S’il y avait une infrastructure de vente au détail plus large, et si plus de magasins étaient ouverts au Canada, cela aurait probablement fait une différence pour nous permettre d’atteindre ce jalon », a-t-il expliqué lors d’une entrevue.

Le titre de la société d’Edmonton a glissé jusqu’à 7,72 $ en matinée à la Bourse de Toronto, en baisse de 9,2 % par rapport à son cours de clôture de la veille de 8,51 $. Il a par la suite repris un peu de vigueur pour clôturer à 7,75 $, en baisse de 8,9 %.

Aurora a dévoilé un chiffre d’affaires net de 98,9 millions pour le trimestre clos le 30 juin, en hausse par rapport à celui de 19,1 millions de l’an dernier, mais à l’extérieur de la fourchette de prévisions de l’entreprise. Celle-ci avait visé, le mois dernier, des revenus d’entre 100 millions et 107 millions.

La société a aussi indiqué que sa perte ajustée avant intérêt, impôts et amortissement s’était chiffrée à 11,7 millions, une amélioration par rapport à celle de 36,6 millions du troisième trimestre.

Des dirigeants de la société ont indiqué jeudi qu’ils auraient aimé que le bénéfice avant impôts, intérêt et amortissement soit positif, mais qu’ils se sont heurtés à un important écueil — soit le lent déploiement des magasins de vente au détail, particulièrement en Ontario, le plus grand marché du cannabis au pays.