(Toronto) La Banque Royale du Canada a relevé son dividende en plus d’afficher une croissance de 5 % de ses profits au troisième trimestre – pour atteindre un record –, mais la performance de l’institution financière s’est néanmoins avérée inférieure aux attentes alors que les conditions de marché difficiles ont pesé sur sa division des marchés financiers.

Armina Ligaya
La Presse canadienne

Les résultats de ses activités d’investissement et de services de trésorerie ont également diminué, mais la vigueur des services bancaires aux particuliers et aux entreprises, de la gestion de patrimoine et des assurances a contrebalancé ces faiblesses.

« Il s’agit d’un trimestre record, à 3,3 milliards, un résultat alimenté par des volumes très importants et des revenus tirés de nos activités de détail, a souligné le chef de la direction de la Royale, Dave McKay, au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes, mercredi. Les résultats ont été moins bons dans certains secteurs. Mais dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de la dynamique et prêts à affronter les vents de face qui s’annoncent. »

La Banque Royale a été la première des six grandes institutions financières à publier ses résultats financiers pour le trimestre terminé le 31 juillet, donnant ainsi aux investisseurs une idée des perspectives du secteur financier face aux incertitudes commerciales et aux tensions géopolitiques.

La plus grande banque du Canada en ce qui a trait à la valeur boursière a engrangé un bénéfice net de 3,3 milliards, ou 2,22 $ par action dilué, en hausse de 5 % par rapport au troisième trimestre de l’exercice précédent.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté s’est établi à 2,26 $ par action au troisième trimestre, comparativement à 2,14 $ par action il y a un an. Les analystes anticipaient un profit ajusté par action de 2,30 $, selon les données recueillies par la firme Refinitiv.

La Royale a également annoncé que son dividende trimestriel par action allait passer à 1,05 $, ce qui constitue une hausse de trois cents, ou 3 %.

« Dans l’ensemble, les résultats ont été inférieurs aux attentes, en raison principalement de la baisse des revenus tirés des activités de négociation et des difficultés du côté des services aux investisseurs », a indiqué l’analyste Robert Sedran, de CIBC Marchés mondiaux, dans une note.

La division des services bancaires destinés aux particuliers et entreprises de la Royale a affiché un bénéfice net de 1,66 milliard, en hausse de 10 % par rapport au troisième trimestre l’an dernier, en raison de la croissance des volumes et de la hausse des marges.

Toutefois, le secteur des marchés financiers de l’institution financière a vu son bénéfice fléchi de 6 %, à 653 millions, en raison d’une diminution de l’activité. La division services aux investisseurs a affiché un bénéfice net de 118 millions, en baisse de 24 % par rapport à il y a un an.

Le total des provisions pour pertes sur créances au cours du trimestre a augmenté de 79 millions, ou 23 %, pour atteindre 425 millions, en raison de la hausse des provisions du côté des marchés des capitaux, la gestion de patrimoine et les services bancaires pour les particuliers et les entreprises.

RBC a également annoncé mercredi que Doug McGregor, à la tête du secteur des marchés des capitaux ainsi que des services aux investisseurs et de trésorerie, allait quitter pour la retraite le 31 janvier, après 37 ans passés à la Royale.

Derek Neldner, responsable mondial des services bancaires d’investissement chez RBC Marchés des capitaux, a été nommé chef du groupe des marchés financiers à compter du 1er novembre, date à laquelle M. McGregor deviendra président du conseil d’administration de la division des marchés des capitaux jusqu’à sa retraite.