(Toronto) BlackBerry et LG Electronics développent un partenariat qui, espèrent-elles, leur donnera un rôle plus important en tant que fournisseur de technologie pour les constructeurs automobiles mondiaux.

David Paddon
La Presse canadienne

En vertu d’un accord annoncé mercredi, peu après la publication des derniers résultats trimestriels de BlackBerry, la société d’électronique sud-coréenne a annoncé son intention d’intégrer le logiciel BlackBerry QNX à un large éventail de composants.

Cette technologie sera utilisée dans les systèmes d’information multimédia, les groupes d’instruments numériques et les systèmes télématiques pour les véhicules connectés à internet, un des marchés que BlackBerry considère comme propice à une croissance des revenus à long terme.

La technologie QNX de BlackBerry se trouve dans plus de 150 millions de véhicules dans le monde, soit une augmentation de 30 millions, ou 25 %, par rapport à l’année dernière, selon la firme de recherche Strategy Analytics.

Le président exécutif de BlackBerry, John Chen, a indiqué aux journalistes mercredi que LG remportait beaucoup de contrats auprès des constructeurs automobiles.

« Mais plus important encore, LG a accepté d’utiliser presque tous nos composants lorsque c’est possible […] et nous aurons ensuite un revenu moyen par utilisateur ou par voiture bien plus élevé. »

Le constructeur européen Peugeot est l’un des partenaires de LG. Le plus grand partenaire automobile de BlackBerry est Ford, mais des accords ont également été conclus avec Audi, BMW, General Motors, Honda, Hyundai, Land Rover Jaguar, KIA, Maserati, Mercedes-Benz, Porsche, Toyota et Volkswagen.

BlackBerry, qui s’est rendue célèbre avec ses téléphones intelligents, mais s’est transformée pour devenir une entreprise de logiciels et de services, a indiqué mercredi avoir généré des revenus de 247 millions US pour le trimestre clos le 31 mai, en hausse par rapport aux 213 millions US du même trimestre de l’année dernière.

Cette amélioration est survenue alors qu’elle affichait une perte nette de 35 millions US, soit 9 cents US par action au premier trimestre, contre une perte de 60 millions US, ou 11 cents par action, un an auparavant.

Sur une base ajustée, BlackBerry a réalisé un profit de 1 cent US par action, à partir de revenus de 267 millions US, en hausse de 23 % par rapport à l’an dernier.

Les analystes visaient un bénéfice par action ajusté de 1 cent US, ainsi que des revenus de 265 millions US, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Pour BlackBerry, il s’agissait d’un premier trimestre complet avec sa nouvelle acquisition Cylance, qui représente une nouvelle génération de technologie pour l’entreprise. La société californienne spécialisée en intelligence artificielle et en cybersécurité pour entreprises a été acquise par BlackBerry en février pour 1,4 milliard US.

Cylance a généré des revenus de 32 millions US en vertu des principes comptables généralement reconnus des États-Unis, ou 51 millions US hors de ces principes, ce qui représente une hausse de 31 % par rapport à la même période de l’année dernière.

« Je suis heureux d’annoncer que notre intégration de BlackBerry Cylance est en avance sur notre calendrier », a affirmé M. Chen aux analystes lors d’une conférence téléphonique. « Les équipes travaillent extrêmement bien ensemble. »