Après avoir conquis ses abonnés en leur livrant granola et gruau à la maison, Oatbox, qui vendait ses produits essentiellement en ligne, fait son entrée en épicerie. L’entreprise tentera de faire bonne figure dans l’industrie de la céréale où l’on semble se livrer une guerre des petits-déjeuners.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

Depuis hier, les sacs de granola à la pomme croquante et ceux de gruau à saveur de matcha signés Oatbox trônent sur les étagères de tous les supermarchés Metro un peu partout au Québec. Au total, quatre variétés différentes de granola et de gruau seront vendues en exclusivité dans les magasins de la chaîne. L’offre en ligne de l’entreprise demeure la même. Oatbox a livré 300 000 boîtes déjeuners depuis sa fondation en 2014.

Pour l’entreprise montréalaise, qui compte 20 employés, cette incursion dans l’univers des grandes surfaces permettra de conquérir une clientèle moins encline à faire des achats en ligne. « Pour nous, c’est énorme, souligne Marc-Antoine Bovet, cofondateur et président d’Oatbox. Ç’a toujours été notre objectif de devenir une grosse marque de déjeuner. »

Forte concurrence

Par ailleurs, la concurrence est forte. Les rayons des épiceries présentent toute une gamme de granolas d’ici et d’ailleurs. « C’est sûr qu’il va falloir pousser fort, reconnaît M. Bovet. Oui, il y a d’autres joueurs qui sont là. »

La notoriété que la marque a acquise grâce à la vente en ligne devrait inciter plusieurs consommateurs à déposer le gruau Oatbox dans leur panier, croit M. Bovet.

La Fourmi bionique, qui offre elle aussi une grande variété de granolas, occupe une place en supermarché depuis 15 ans. La présidente et fondatrice, Geneviève Gagnon, admet qu’Oatbox se situe dans le créneau de son entreprise. « Clairement, il faut jouer des coudes pour faire sa marque, souligne Mme Gagnon. On aura à se battre sur les mêmes tablettes. On le sait qu’on s’adresse à la même clientèle. Il y a de gros joueurs et il y a de petits joueurs qui s’arrachent les parts de marché. »

Devant tant de choix, comment inciter les consommateurs à opter pour une marque en particulier pour leur petit-déjeuner ? La Fourmi bionique a procédé récemment au renouvellement de son identité visuelle afin de rendre ses emballages plus attrayants. « On sentait le besoin de se démarquer, de dégager une image de luxe », explique Geneviève Gagnon. Et l’entreprise planche déjà sur l’élaboration de toute une nouvelle gamme de produits qui devraient être offerts d’ici le début de la prochaine année.

De son côté, Oatbox a l’intention d’offrir de nouveaux mélanges destinés spécialement aux clients des supermarchés.

« Il y a toujours eu une bonne offre pour les céréales, affirme Serge Boulanger, vice-président principal des centrales d’achats et des marques privées de Metro. Maintenant, les gens prennent un virage santé. Ça va être au consommateur de faire ses choix. »