Véritable institution dans le domaine de la photographie au Québec, le détaillant Lozeau a été vendu à l’entreprise ontarienne Henry’s.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

La valeur de la transaction n’a pas été dévoilée.

Fondée en 1927 par Léo Laurent Lozeau (d’où le nom initial de L. L. Lozeau), la boutique de la rue Saint-Hubert vend et loue du matériel pour la photo et la vidéo. Les 125 personnes qui y travaillent aujourd’hui conserveront leur emploi, assure Stéphane Simard-Lozeau. Sa sœur Manon et lui sont tous deux vice-présidents de l’entreprise, dont ils sont également les actionnaires avec leurs parents.

L’entente a été conclue après des négociations « très faciles », nous a dit M. Simard-Lozeau ce jeudi soir.

« Le nom de l’entreprise va rester, les emplois aussi, il n’a jamais été question d’autre chose dans les discussions », assure-t-il.

M. Simard-Lozeau s’est en outre dit « vraiment content » de la tournure des événements. Selon lui, la transaction « a pour but de s’assurer de la pérennité de l’entreprise ». Henry’s, a-t-il poursuivi, « se cherchait une porte d’entrée au Québec ». À la suite de cette entente, Lozeau « fait partie du plus important groupe photographique du Canada ».

Lozeau souhaitait avant tout augmenter son pouvoir d’achat et renforcer sa compétitivité dans l’actuel contexte de « férocité du web ».

Même si le VP concède qu’il y aura un temps « d’adaptation », au final, « ça peut juste avoir du positif », insiste-t-il

Henry’s, également une entreprise familiale, a été fondé en 1909 et 30 magasins au pays. Son siège social est situé à Toronto.

Selon Stéphane Simard-Lozeau, l’entreprise montréalaise a reçu de nombreuses offres d’achat au cours des années. « Mais cette fois, on a rencontré une famille qui avait les mêmes valeurs que nous. On s’est dit que c’était le temps », dit-il.