La direction de SNC-Lavalin impose une nouvelle vague de réduction de coûts pour répondre à la pression croissante afin que l'entreprise québécoise atteigne ses objectifs financiers pour l'année.

Mis à jour le 9 avr. 2019
NICOLAS BOURCIER LA PRESSE

Le Globe & Mail rapporte qu'un mémo envoyé le 28 mars par le président et chef de la direction, Neil Bruce, et le chef de l'exploitation, Ian Edwards, demande aux gestionnaires de l'entreprise une réduction immédiate des dépenses et des embauches. 

Ces restrictions comprennent l'implantation d'un contrôle plus strict des voyages d'affaires et l'interdiction de participer à des conférences, sauf exception. 

Les dirigeants de la firme d'ingénieurs font état d'un début d'année 2019 plus «difficile» pour l'entreprise en raison de l'affaire Jody Wilson-Raybould qui secoue le gouvernement Trudeau depuis quelques semaines. On peut y lire que «dans des moments comme ceux-ci, nous devons considérer toutes les actions possibles qui sont sous notre contrôle» pour atteindre les objectifs et obtenir des résultats durables.

Ces mesures de réduction de coûts visent à protéger la cote de solvabilité de l'entreprise, alors qu'elle est notamment confrontée aux conséquences de la résiliation d'un contrat minier avec la compagnie minière chilienne Codelco (perte de 346 millions), aux perspectives incertaines en Arabie Saoudite et aux atteintes à sa réputation imputables aux accusations criminelles non résolues qui pèsent actuellement sur l'entreprise.