Apple espérait contrebalancer le ralentissement de la demande pour ses iPhone en augmentant les prix de son produit le plus important, mais cette stratégie semble s'être retournée contre elle puisque les ventes se sont affaissées pendant la période des Fêtes.

Mis à jour le 29 janv. 2019
MICHAEL LIEDTKE ASSOCIATED PRESS

Le chef de la direction du géant américain de l'informatique, Tim Cook, doit maintenant affronter le défi le plus difficile qu'il ait rencontré depuis qu'il a remplacé le cofondateur Steve Jobs, il y a sept ans et demi. Même s'il essaie d'augmenter les ventes du iPhone, M. Cook doit également prouver qu'Apple peut encore prospérer même si la demande ne rebondit pas.

Cela s'annonce comme une bataille difficile, étant donné que l'action Apple a perdu un tiers de sa valeur en moins de quatre mois, effaçant environ 370 milliards US de sa valeur boursière.

Le défi de M. Cook a pris son envol mardi, avec la publication du rapport sur les résultats trimestriels d'Apple, quatre semaines après la publication d'un avertissement qui a eu l'effet d'une bombe pour les investisseurs de Wall Street. Apple avait alors prévenu qu'elle raterait ses propres prévisions de chiffre d'affaires pour la première fois en 15 ans - soit l'époque où le iPod commençait tout juste à transformer la société.

« C'est le moment décisif pour M. Cook », a estimé Daniel Ives, analyste chez Wedbush Securities. « Il a perdu de la crédibilité à Wall Street, alors il devra maintenant nous prendre par la main pendant cette incursion dans un nouveau chapitre. »

Les résultats pour le trimestre d'octobre à décembre étaient légèrement supérieurs aux attentes des analystes, qui avaient été abaissées après l'avertissement du 2 janvier. Les bénéfices ont légèrement reculé à 20 milliards US, tandis que les revenus ont chuté de 5 % par rapport à l'année précédente pour atteindre 84 milliards US.

La déception du dernier trimestre a intensifié l'attention portée aux prévisions d'Apple pour les trois premiers mois de l'année, alors que les investisseurs tentaient de mieux comprendre les ventes de iPhone d'ici la sortie des prochains modèles à l'automne.

Apple a prédit que ses revenus pour la période de janvier à mars se situeraient entre 55 milliards US et 59 milliards US. Les analystes interrogés par FactSet tablaient sur un chiffre d'affaires d'environ 59 milliards US.

Les investisseurs ont réagi positivement, faisant grimper les actions d'Apple de plus de 4 % dans les transactions d'après-séance. Les résultats ont été publiés après la fermeture des marchés boursiers.

« Bien qu'il soit décevant de rater nos prévisions de revenus, nous gérons Apple pour le long terme et les résultats de ce trimestre démontrent que la force sous-jacente de nos activités est large et profonde », a affirmé M. Cook dans un communiqué.