(Montréal) Le Groupe TVA a connu un troisième trimestre marqué par de légères baisses de revenus et de son bénéfice net versé aux actionnaires par rapport à l’an dernier, mais l’entreprise se réjouit tout de même de la bonne performance de son secteur de la télédiffusion qui lui permet de dégager une croissance de son bénéfice d’exploitation.

Publié le 31 oct. 2019
La Presse canadienne

Au cours du troisième trimestre 2019, le Groupe TVA a enregistré des revenus de 125,6 millions, ce qui représente un recul de 1,8 million par rapport à 2018. Du même coup, les actionnaires ont dégagé un profit de 0,31 $ par action comparativement à 0,33 $ par action à la même date l’an dernier.

Malgré tout, c’est vers son bénéfice d’exploitation que la société se tourne pour dénicher de bonnes nouvelles, alors que celui-ci a connu une croissance d’un peu plus de 3 millions par rapport à la même période l’an dernier.

C’est le secteur de la télédiffusion qui a été le plus profitable en cette matière avec un bond de 4534 000 $. On explique cette croissance par l’acquisition des chaînes « Évasion » et « Zeste » ainsi que par une légère amélioration de la performance de « TVA Sports ».

Par voie de communiqué, la présidente la présidente de Groupe TVA, France Lauzière, note un gain de 0,4 part de marché de la chaîne « TVA Sports », ce qui représente selon elle une « preuve indéniable que la qualité de sa programmation est reconnue ».

L’ensemble des chaînes du groupe a réussi à gruger 0,2 part de marché au cours du trimestre. L’entreprise dénonce encore une fois ce qu’elle qualifie d’« iniquités » en ce qui concerne la valeur des redevances perçues par ses chaînes.

« Bell doit admettre la problématique qui affecte l’ensemble de notre industrie et reconnaître la juste valeur de nos chaînes », plaide Mme Lauzière qui entend continuer de faire entendre le point de vue de la société auprès des autorités réglementaires.

Du côté des magazines, le bénéfice d’exploitation est également en hausse, mais de moindre envergure avec une amélioration de 809 000 $ par rapport au troisième trimestre 2018. Ces gains s’expliquent par « la poursuite des différents plans de rationalisation des effectifs et des dépenses ».

Dans le secteur des services cinématographiques et audiovisuels, soit les studios MELS, le trimestre a été plus difficile. Le Groupe TVA dévoile un bénéfice d’exploitation de 6 482 000 $, ce qui représente une baisse significative de 2 607 000 $ par rapport à 2018.

Ces pertes seraient attribuables à des baisses de revenus en location de studios et d’équipements ainsi qu’à une baisse des activités de postproduction. Les services d’effets visuels auraient toutefois été marqués par une hausse de revenus.