Exceldor doit combler 120 postes. De production en usine pour la plupart. Alors que de plus en plus d’entreprises rivalisent d’imagination pour attirer des candidats, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, le producteur et transformateur de volaille a récemment fait un coup d’éclat à Montréal.

Isabelle Massé Isabelle Massé
La Presse

Filmé au début de septembre, celui-ci permet de voir des candidats passer des entrevues d’embauche en pleine rue grâce à un écran et un téléphone sur un abribus, érigé près du métro Fabre. « C’est beaucoup, 120 postes, concède Nicolas Bilodeau, directeur des ressources humaines d’Exceldor. Nos employés travaillent fort en temps supplémentaire pour assurer toutes les commandes. On embaucherait dès demain ! C’est la raison pour laquelle on déploie des moyens originaux pour recruter. »

La vidéo de 90 secondes montre des passants soulever un téléphone jaune et sitôt un écran apparaître devant eux. Les curieux (pas des comédiens), qui ont alors passé une entrevue en direct, se sont fait offrir des emplois pouvant être rémunérés jusqu’à 20 $ de l’heure « en dedans de deux ans d’expérience », du transport pour se rendre dans l’une des usines d’Exceldor à
Saint-Anselme,  Saint-Damase,  Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Agapit ainsi que  la possibilité d’apprendre des cours de français. « On a trouvé un moyen d’aller à la rencontre des gens plutôt que d’attendre qu’ils viennent à nous, dit Nicolas Bilodeau. On a recruté des gens grâce à ce projet. »

Mais encore faut-il en trouver une centaine d’autres. Exceldor, dont le siège social se trouve à Lévis, a ainsi déployé des pubs sur 65 abribus à Montréal et Québec aujourd’hui pour faire valoir ses postes, ses cours de francisation et énumérer ses avantages sociaux notamment. Parallèlement, la vidéo sera visible sur l’internet. « On dit aux gens qu’on a des conditions intéressantes et qu’on va s’occuper d’eux, mentionne Nicolas Bilodeau. On peut même les voyager et les aider à se trouver un logement. On s’engage à intégrer les enfants, les familles dans la communauté. On a déjà réussi à le faire. C’est concret.  Notre défi est d’attirer des gens en région et qu’ils s’y installent. »

Pour favoriser l’intégration de gens issus de l’immigration, Exceldor dit déjà travailler avec des intervenants communautaires. « On offre un package, un environnement, un milieu de vie, énumère Nicolas Bilodeau. Pas juste un job. »


  Cette initiative publicitaire s’ajoute à celles récentes d’entreprises telles Le Groupe Suroît et Segic, qui mettent en scène leurs employés dans l’espoir d’en attirer d’autres.