La multinationale Alcoa, qui est copropriétaire d’ABI, se retrouve avec deux nouveaux mandats de grève dans des alumineries aux États-Unis. Et le syndicat des Métallos, au Québec, croit que cette situation pourra aider les lockoutés d’ABI en accroissant la pression sur Alcoa.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

Ce sont d’ailleurs deux sections locales du syndicat des United Steelworkers aux États-Unis, auquel est rattaché le syndicat des Métallos, qui viennent de voter en faveur d’une grève. Les mandats ont été accordés pour les 800 travailleurs des usines de Warrick, dans l’Indiana, et les 500 de Massena, dans l’État de New York. La grève n’est cependant pas déclenchée.

Néanmoins, Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, croit que de tels mandats de grève pourront accroître la pression sur la multinationale, ce qui pourrait aider les quelque 1000 travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour, en lock-out depuis près de 17 mois.

La levée des tarifs sur l’aluminium aide également, selon lui.