Plus grande foncière québécoise, Cominar est tranquillement en train de tourner la page sur la fermeture des Sears, survenue en octobre 2017, qui l’avait ébranlée au point de précipiter le départ de Michel Dallaire, fils du fondateur. Près de la moitié des sept anciens Sears que possède Cominar ont trouvé un nouveau locataire ou font l’objet de discussions avancées avec des clients potentiels.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Précisément, ce sont 310 586 pieds carrés qui sont loués ou qui font l’objet de discussions à un stade avancé. C’est une amélioration par rapport au trimestre précédent, où c’était 275 837 pieds carrés.

« À elles seules, ces transactions représentent 105,2 % des revenus que générait Sears », soutenait Cominar à la fin de l’exercice 2018. « Nous avons donc confiance que nous aurons encore plus de succès avec la location des espaces de Sears que nous en avons eu à la suite du départ de Target, alors que nous avions pu accroître nos revenus de 36 %. »

Les sept anciens magasins Sears (Laval, Saint-Georges, Gatineau, Brossard, Repentigny, Trois-Rivières, Québec) représentent 672 824 pieds carrés.

Bénéfice en hausse

Le bénéfice net au premier trimestre 2019 s’est établi à 44,3 millions le 31 mars 2019, comparativement à 30 millions un an plus tôt. Les fonds provenant de l’exploitation par part se sont établis à 0,26 $, comparativement à 0,29 $ par part un an plus tôt. La baisse s’explique par la vente d’immeubles qui contribuaient au bénéfice d’exploitation.

C’est un pas de plus vers la reprise, mais la marche sera longue.

Quand on regarde le verre à moitié plein, le bénéfice d’exploitation net affiche une croissance de près de 2 % en un an. Les taux d’occupation des locaux sont aussi en hausse de 280 points centésimaux. Le loyer net moyen des nouveaux baux est 3 % plus élevé que les loyers en place à la fin du bail. La croissance des taux de location dans l’industriel a même atteint 9,6 % à Québec et 8,7 % à Montréal.

Les esprits plus critiques reprocheront à la fiducie son endettement qui demeure élevé, le ratio dette/BAIIA étant de 10,6 au 31 mars 2019, comparativement à 8,6, au 31 mars 2018 ; l’absence de marge de manœuvre pour hausser les distributions et les défis nombreux dans les centres commerciaux. Au premier trimestre, le loyer net moyen des nouveaux dans les centres commerciaux de la région montréalaise a reculé de 3 % par rapport au loyer en place à la fin des baux arrivés à échéance.

La part de Cominar (CUF.UN, à Toronto) a terminé la journée à 11,48 $, en hausse de 0,8 %, dans un marché baissier à Toronto.