(Calgary) Suncor Énergie s’oppose toujours aux réductions de production de pétrole ordonnées par le gouvernement de l’Alberta, mais son nouveau chef de la direction, Mark Little, a indiqué que le programme avait été, en fait, « légèrement positif » pour les résultats financiers de la société au premier trimestre.

La Presse canadienne

Le producteur de sables bitumineux et géant du raffinage a expliqué que son bénéfice net pour les trois premiers mois de l’année avait dépassé les attentes des analystes grâce à la hausse des prix du pétrole, à des résultats records en aval, à la croissance de la production de sables bitumineux et à un gain d’assurance de 264 millions après impôts lié à ses actifs en Libye.

M. Little succédait jeudi à Steve Williams au poste de chef de la direction, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la société. Il a précisé que les plus récents résultats montraient la valeur du modèle d’entreprise intégré de Suncor et des vastes contrats de pipeline en cette période de turbulences dans l’industrie.

La décision de l’Alberta d’imposer des quotas à ses plus grands producteurs de pétrole visait à libérer de l’espace dans les pipelines et à réduire les réserves de brut afin de soutenir les prix du pétrole produit dans l’Ouest canadien, qui ont plongé l’automne dernier.

Cette décision a été bien accueillie par les producteurs de sables bitumineux comme Cenovus Energy, mais pas par certains concurrents comme la Pétrolière Impériale, qui a noté que les exportations de pétrole brut par chemin de fer avaient chuté en février — ce qui signifie que la capacité d’exportation a diminué.

Suncor a indiqué que son prix moyen réalisé avait atteint 62,92 $ le baril pour le bitume provenant de sa mine de sables bitumineux de Fort Hills au premier trimestre, en hausse par rapport au prix de 30,57 $ du quatrième trimestre de 2018, en raison de la reprise des prix du pétrole.

La société a affiché un bénéfice net de 1,47 milliard, ou 93 cents par action, pour le trimestre clos le 31 mars, en hausse par rapport à celui de 789 millions, ou 48 cents par action, pour la même période en 2018.