(Toronto) Les services sans fil de Bell ont mieux conservé leurs abonnés au plus récent trimestre et les ont convaincus de dépenser davantage, en moyenne, ce qui a permis à la division de BCE d’afficher un chiffre d’affaires en hausse de 4,5 %.

David Paddon La Presse canadienne

Le chef de la direction de BCE, George Cope, a indiqué jeudi, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, que même si le premier trimestre était habituellement une période plus tranquille au niveau des ventes pour le sans-fil, Bell avait été soutenu par un contrat gouvernemental qui a commencé à se développer l’année dernière.

Bell a accueilli 38 282 nouveaux clients nets pour ses services sans fil postpayés et prépayés au cours du trimestre clos le 31 mars, un nombre en baisse par rapport aux 44 377 nouveaux clients du premier trimestre de l’année dernière.

L’ajout de 50 204 nouveaux abonnés postpayés nets était aussi en baisse par rapport aux 68 487 du même trimestre l’an dernier. Cette performance était néanmoins supérieure aux attentes des analystes et plus de deux fois plus élevée que les 23 000 ajouts nets postpayés dévoilés par Rogers Communications, un rival de Bell.

M. Cope a ajouté que deux autres paramètres importants dans l’industrie du sans-fil — le désabonnement et le revenu moyen par utilisateur — avaient évolué dans la bonne direction au cours du trimestre.

« Mais voyons comment se déroulera l’année entière », a affirmé M. Cope avant l’assemblée annuelle des actionnaires de BCE, à Toronto.

Plus tôt, BCE a affiché un bénéfice du premier trimestre en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente, alors que les produits d’exploitation d’ensemble ont augmenté de 2,6 %, passant de 5,59 milliards à 5,73 milliards.

Les activités filaires de Bell, qui comprennent les services résidentiels d’internet et de télévision, ont vu leurs revenus croître de 3,0 %, pour atteindre 3,06 milliards.

Entre-temps, les activités de Bell Média, qui comprennent le réseau CTV, des stations de radio et des chaînes de télévision spécialisées, ont vu leurs produits d’exploitation diminuer de 0,5 % à 745 millions.

Le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de BCE s’est établi à 740 millions, soit 82 cents par action. Cela représentait une augmentation par rapport à celui de 661 millions, ou 73 cents par action, du premier trimestre de 2018.

Le bénéfice ajusté par action de la société montréalaise s’est chiffré à 77 cents, en baisse par rapport à celui de 80 cents réalisé un an plus tôt. Il était en outre inférieur de 1 cent à la prévision des analystes.

Ces derniers visaient un bénéfice ajusté par action de 78 cents et des revenus d’exploitation totaux de 5,71 milliards, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.