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Programmes de fidélisation: l'épicier Metro s'abstient de spéculer

Au Québec, la chaîne de supermarchés mise sur... (Photo Edouard-Plante Fréchette, Archives La Presse)

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Au Québec, la chaîne de supermarchés mise sur le programme «Metro et moi» alors qu'en Ontario, son partenaire est Air Miles - le programme de fidélisation du réseau de pharmacies de Jean Coutu.

Photo Edouard-Plante Fréchette, Archives La Presse

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Metro

Le grand patron de Metro estime qu'il est encore trop tôt pour dire ce qui attend les programmes de fidélisation de l'épicier et du Groupe Jean Coutu une fois que le mariage des deux fleurons aura été complété, l'an prochain.

Interrogé par les analystes mercredi dans le cadre du dévoilement des résultats du quatrième trimestre, Eric La Flèche n'a pas voulu ouvrir son jeu, mais a néanmoins indiqué que l'entreprise allait se pencher sur le dossier.

«Il faudra regarder le portrait dans son ensemble et développer notre propre stratégie, a-t-il dit au cours d'une conférence téléphonique. Mais il est encore trop tôt pour le moment.»

Au Québec, la chaîne de supermarchés mise sur le programme «Metro et moi» alors qu'en Ontario, son partenaire est Air Miles - le programme de fidélisation du réseau de pharmacies de Jean Coutu. La société a lancé en 2010 le programme de fidélisation «Metro et moi» au Québec. Celui-ci compte maintenant 1,6 million de membres.

Le président et chef de la direction de Metro a toutefois pris soin de rappeler aux analystes que le programme actuellement en vigueur au Québec était «très apprécié» des clients et qu'il avait fait ses preuves.

«Tous les programmes doivent évoluer», a lancé M. La Flèche, en réponse à une question sur Air Miles.

En janvier, en marge de l'assemblée annuelle de l'épicier, celui-ci avait ouvert la porte à la fin du partenariat avec Air Miles en Ontario à la faveur de son propre programme de fidélisation, en raison du mécontentement des participants au programme géré par LoyaltyOne.

La politique d'expiration des points d'Air Miles, qui avait finalement été abandonnée, avait suscité de nombreuses critiques de la part des consommateurs ontariens.

Annoncée en octobre, la transaction de 4,5 milliards $ permettant à la troisième chaîne d'alimentation en importance au pays de mettre la fin sur Jean Coutu doit être finalisée au cours de la première moitié de 2018.

Plus tôt ce mois-ci, les clients de Shoppers Drug Mart - Pharmaprix au Québec - et des marchés d'alimentation de l'entreprise Loblaws - Provigo au Québec - avaient appris qu'ils utiliseraient bientôt un nouveau programme de fidélisation uniformisé pour remplacer les points Optimum et PC Plus.

Loblaws avait confirmé son intention de fusionner les deux programmes à compter du 1er février 2018.

Résultats en hausse, mais des défis

En ce qui a trait à sa performance au quatrième trimestre - qui comptait une semaine supplémentaire - terminé le 30 septembre, Metro a engrangé un bénéfice net de 154,9 millions $, ou 66 cents par action, en progression de 6,8 % par rapport à il y a un an.

De leur côté, les ventes ont affiché une progression de 10,2 %, s'établissant à 3,2 milliards $.

La croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - s'est établie à 0,4 %, alors qu'elle avait été de 2,8 % lors du quatrième trimestre l'an dernier.

Pour l'exercice, Metro a affiché des profits nets de 608,4 millions $, ou 2,57 $ par action, en hausse de 7,5 %, alors que ses revenus ont grimpé de 4,6 %, à 12,8 milliards $.

M. La Flèche a toutefois rappelé qu'à l'instar des autres entreprises, l'épicier devra s'ajuster à la hausse du salaire minimum en Ontario, qui passera de 11,40 $ à 14 $ l'heure, à compter du 1er janvier 2018. Sur une base annualisée, Metro estime que ce changement lui coûtera entre 45 millions $ et 50 millions $.

«Il n'y a pas de grande formule magique (pour absorber cette augmentation), a-t-il dit. Nous regardons du côté de la productivité, de la technologie ainsi que de l'efficacité. Certains magasins ouverts 24 heures ne le seront plus. Il faut gérer les coûts de la main-d'oeuvre sans réduire le service à la clientèle.»

Metro et plusieurs autres épiciers se concentrent depuis quelques mois sur des mesures de réduction de coûts pour s'ajuster aux hausses du salaire minimum dans certaines provinces, ainsi qu'à la pression attribuable à la concurrence de détaillants à bas prix et à l'acquisition de Whole Foods par Amazon.

Par ailleurs, l'épicier québécois désire percer le marché ontarien vers la fin de l'exercice 2018 avec son service permettant de commander son épicerie en ligne. Au Québec, sept établissements répartis dans les régions de Montréal, Québec et Gatineau offrent actuellement cette possibilité à leurs clients.




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