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Ubisoft confirme ses objectifs après un bon départ d'Assassin's Creed

Les bureaux d'Ubisoft à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Les bureaux d'Ubisoft à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Agence France-Presse
Paris

L'éditeur français de jeux vidéo Ubisoft a réduit sa perte nette de 68% à 20,8 millions d'euros (un euro = 1,48$ CAD) au premier semestre et confirmé ses objectifs, encouragé par un «excellent» démarrage des ventes de son dernier titre phare, Assassin's Creed Origins.

Le groupe convoité par Vivendi a vu son chiffre d'affaires bondir de 66% sur un an à 466,2 millions d'euros avec une forte progression de 69% des revenus des ventes dématérialisées (les jeux téléchargés).

Uniquement sur le deuxième trimestre, le chiffre d'affaires progresse de 86% à 264,2 millions d'euros.

Ces résultats ressortent supérieurs au consensus des analystes compilé par Factset qui tablait notamment sur des ventes de 395 millions d'euros.

Cette performance au premier semestre est «portée par les ventes du nouveau jeu Mario + The Lapins Crétins et le fonds de catalogue», a expliqué Alain Martinez, directeur financier du groupe au cours d'une conférence téléphonique.

Le groupe a confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours 2017-18 et le suivant 2018-2019, conforté par les débuts prometteurs de son dernier titre phare.

Sur les premiers dix jours de vente, Assassin's Creed Origins, son jeu d'action phare qui se déroule dans l'Égypte ancienne, «s'est deux fois plus vendu que le précédent opus», Assassin's Creed Syndicate, ce qui représente «un excellent lancement», a noté Alain Martinez.

Les ventes numériques de ce jeu ont représenté en outre 35% du total, contre 15% pour le dernier opus, ce qui pourrait donner un coup de pouce à la rentabilité du groupe.

Le groupe n'a pas cependant pris le parti de relever ses objectifs, préférant rester prudent face à un possible effet de change avec le dollar, a précisé le directeur financier.

«La qualité de nos lancements s'inscrit dans la transformation de notre modèle vers une activité plus rentable et plus récurrente, avec un allongement des délais de développement qui permet à nos talents d'exprimer pleinement leur vision créative et ainsi de maximiser le potentiel de nos jeux», souligne le PDG du groupe, Yves Guillemot, cité dans le communiqué.

Le groupe affiche une perte opérationnelle (publiée selon les normes IFRS) de 34,4 millions d'euros sur laquelle pèsent près de 28 millions d'euros de rémunérations payées en actions. En termes non IFRS le résultat net se monte à 3,1 millions d'euros.

Le groupe annonce viser au troisième trimestre un chiffre d'affaires de 630 millions d'euros, en progression de 19% sur un an.

Pour l'exercice en cours 2017/18, il a confirmé viser un chiffre d'affaires d'environ 1,7 milliard d'euros (+16,4%) et un résultat opérationnel d'environ 270 millions (+13,4%).

Et pour 2018/19, il espère un chiffre d'affaires d'environ 2,1 milliards d'euros et un résultat opérationnel d'environ 440 millions.

Le géant des médias Vivendi, qui contrôle 27% du capital de l'éditeur et 25% des droits de vote, a indiqué vouloir continuer à se renforcer dans le jeu vidéo, avec ou sans Ubisoft.

À la mi-novembre, Vivendi bénéficiera de votes doubles sur une partie de sa participation en vertu de la loi Florange et dépassera le cap des 30% des droits de vote, ce qui devrait le contraindre à préciser ses intentions.

Le franchissement de ce seuil contraint en principe Vivendi à déclencher une offre publique d'achat (OPA) sur Ubisoft sauf s'il décide de céder sa participation ou de retirer une partie de ses actions du nominatif pour les détenir «au porteur», c'est-à-dire dans des conditions d'anonymat.




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