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L'action de Transat bondit de 20%

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La hausse des profits de Transat refléterait principalement l'impact de la comptabilisation des contrats de couverture de carburant.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Les attentats terroristes survenus à Paris n'ont eu qu'un impact limité sur les voyages des touristes à destination de la capitale française, selon la direction du voyagiste Transat A.T (T.TRZ).

Son président et chef de la direction, Jean-Marc Eustache, a néanmoins constaté une baisse des réservations à la suite des attaques tragiques du 13 novembre dernier ayant fait 130 victimes et de nombreux blessés.

«C'est normal, mais nous ne voyons pas cette tendance (se poursuivre)», a-t-il expliqué jeudi, en commentant les résultats du quatrième trimestre. Ceux-ci ont d'ailleurs largement dépassé les attentes des analystes, ce qui a fait bondir le cours de l'action de plus de 20 %.

L'exploitant du transporteur aérien Air Transat n'a toutefois pas chiffré l'impact négatif sur les ventes, expliquant que cela concernait la période avant Noël. Pour 2016, les réservations sont en hausse, a affirmé M. Eustache.

De plus, a-t-il rappelé, l'ensemble des transporteurs aériens offrant des vols vers Paris se trouve dans une situation similaire.

Questionné par les analystes, le grand patron de Transat A.T. a dit avoir observé des tendances similaires dans le passé, notamment lors d'attentats à Madrid et Londres.

Ce sont toutefois les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis qui ont laissé les séquelles les plus importantes.

«Près du quart de nos avions étaient cloués au sol, a expliqué M. Eustache. J'ai dû procéder à des mises à pied et réduire les salaires. Six mois plus tard, le marché s'était replacé. Ç'a été la pire (des tragédies) et j'ai réembauché tout le monde.»

Dans les hôtels parisiens, les taux d'occupation ont plongé de plus de 30 % alors que les réservations en provenance des États-Unis en vue du temps des fêtes affichaient une baisse de 13 % depuis les attentats, selon diverses compagnies compilant ces données.

Pour la période de trois mois terminée le 31 octobre dernier, Transat A.T. a plus que doublé son bénéfice net, qui s'est établi à 69,1 millions $, ou 1,82 $ par action.

Abstraction faite des éléments non récurrents, comme les contrats de couverture de carburant ainsi que les charges de restructuration, l'entreprise a engrangé un profit ajusté de 54,8 millions $, ou 1,44 $, en hausse d'environ 11 %.

Accueillie favorablement par les investisseurs, cette performance a également dépassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un bénéfice ajusté par action de 1,23 $.

À la Bourse de Toronto, l'action de Transat A.T. a bondi de 21 % en début de séance. En après-midi, elle cotait à 6,95 $, en hausse de 16,42 %, ou 98 cents.

Pour sa part, le chiffre d'affaires a fléchi de 0,6 %, à 839,2 millions.

D'après l'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, les résultats du quatrième trimestre devraient rassurer les actionnaires de l'entreprise.

«Nous croyons que ces solides résultats vont dissiper les doutes entourant la société à la suite des récents attentats de Paris», écrit-il dans une note envoyée par courriel.

Pour l'exercice, Transat A.T. a vu son bénéfice ajusté glisser de cinq %, à 42,9 millions $, ou 1,11 $ par action, alors que les revenus ont reculé d'environ 200 millions $, à 3,6 milliards $.

«Nous avons connu le deuxième été de notre histoire au même moment où la capacité sur le marché transatlantique était en hausse de sept %», a souligné le chef de la direction financière, Denis Pétrin.

L'entreprise québécoise espère également être en mesure de renouer prochainement avec la rentabilité du côté de la saison hivernale.

Actuellement, la capacité est en hausse de sept % et 45 % des sièges ont été vendus. La faiblesse du dollar canadien devrait toutefois faire grimper les dépenses d'exploitation de quatre %.

Par ailleurs, les prix des forfaits à destination de Cuba ont grimpé après que ce pays eut décidé de procéder à des augmentations de tarifs dans les hôtels oscillant entre 10 et 15 % afin de compenser pour la baisse du huard.

En dépit de ces augmentations, cette destination demeure moins dispendieuse comparativement au Mexique ainsi que la République dominicaine, par exemple.




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