Les trimestres se suivent et se ressemblent pour Colgate-Palmolive (CL) : le fabricant de dentifrice et de produits d'hygiène Colgate-Palmolive a réussi à égaler les attentes au deuxième trimestre mais ses revenus restent affectés par la vigueur du dollar.

Publié le 30 juill. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

D'avril à juin, le chiffre d'affaires a reculé de 6,6% à 4,07 milliards de dollars, conforme aux attentes moyennes des marchés, selon un communiqué publié jeudi.

Il a été amputé de l'ordre de 12% par des effets de change négatifs, explique l'entreprise.

Hors effets de change et coûts d'acquisitions et cessions, le chiffre d'affaires a crû de 5,5%, tient à préciser le groupe, qui explique avoir profité d'une hausse des volumes (+3% sur un an) et des prix (+2,5%).

L'appréciation du dollar face aux autres devises pénalise les multinationales américaines lorsqu'elles convertissent en billets verts les ventes réalisées à l'étranger dans des monnaies locales. Au moins 70% des ventes de Colgate-Palmolive sont réalisés hors des États-Unis.

Le bénéfice net trimestriel a, lui, reculé de 8% à 574 millions de dollars. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, il ressort à 70 cents, soit exactement ce qu'attendaient les marchés.

Par zones géographiques, seules l'Asie grâce à la Chine (+2%) et l'Amérique du Nord ont enregistré une hausse (+1,5%) de leurs ventes trimestrielles.

En Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), le plan de réductions des coûts en cours a permis de contenir la hausse des prix des matières premières et le manque à gagner dû aux promotions.

Le reste des régions accuse un recul des revenus: Europe/Pacifique (-16,5%, principalement à cause de la faiblesse de l'euro malgré des hausses de volumes en Allemagne et en France), l'Amérique latine (-8,5%, à cause notamment d'une baisse des volumes au Venezuela que n'ont pas pu contrebalancer des acquisitions au Mexique, en Argentine et Brésil) et l'Afrique (-17,5%).

«Les conditions macroéconomiques et la volatilité des taux de changes restent de grands défis», observe le PDG Ian Cook, cité dans le communiqué.

Toutefois, avance-t-il, «nous anticipons une autre année de croissance organique solide des ventes». Colgate espère aussi faire croître ses marges opérationnelles et son bénéfice par action ajusté.