Rogers rate la cible

Rogers Communications (T.RCI.B) a vu ses profits glisser de 28... (Photo archives Reuters)

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David Friend
La Presse Canadienne
Toronto

Rogers Communications (T.RCI.B) a vu ses profits glisser de 28 % au troisième trimestre, pendant lequel l'entreprise a notamment constaté une augmentation des coûts de son secteur des médias en raison de la nouvelle saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Son président et chef de la direction, Guy Laurence, a toutefois indiqué jeudi qu'il s'attendait à une augmentation de la demande des annonceurs et des clients puisque c'est son entreprise qui diffuse maintenant les matchs du circuit Bettman.

Rogers Communications avait allongé l'an dernier quelque 5,2 milliards sur la table afin de devenir le diffuseur officiel de la LNH au Canada pour les 12 prochaines années.

«Maintenant que la saison s'est amorcée, les revenus des annonceurs devraient grimper et nous pouvons discuter sur autre chose que le prix des forfaits, autant du côté de la câblodistribution que du sans-fil», a dit M. Laurence.

«Cela va prendre du temps, mais je crois que ça fera une différence», a-t-il ajouté, au cours d'une conférence téléphonique destinée aux analystes financiers.

La société établie à Toronto a dévoilé un bénéfice net de 332 millions, ou 64 cents par action, par rapport à 464 millions, ou 90 cents par action, à la même période l'an dernier.

Sur une base ajustée, le profit par action a été de 78 cents, soit six cents en deçà de la prévision des analystes sondés par Thomson Reuters.

Rogers a toutefois répondu aux attentes des analystes en ce qui a trait à ses revenus, qui se sont établis à 3,25 milliards, en hausse de 1 %.

L'entreprise a mis de l'avant un plan qui s'échelonnera sur plusieurs années afin d'améliorer sa performance, qui comprend notamment une réorganisation des activités. M. Laurence a indiqué qu'il s'attendait à ce genre de performance pour le troisième trimestre.

La société a maintenu ses prévisions pour l'exercice 2014, mais a toutefois laissé entendre que son bénéfice d'exploitation ajusté ainsi que ses liquidités seraient plus près de la limite inférieure de sa fourchette-cible.

Les revenus de la division sans fil de Rogers ont avancé de deux % au plus récent trimestre pour atteindre 1,88 milliard, et la société a fait état d'un ajout net de 17 000 abonnés à ses services postpayés, soit un moins grand nombre que l'an dernier.

Rogers - qui possède le plus grand nombre d'abonnés sans fil au Canada - cède depuis un certain temps des parts de marché à ses rivales Bell, qui appartient à BCE (T.BCE), et Telus (T.T).

Les revenus de son secteur des médias, qui englobe les publications imprimées et en ligne, les stations de télévision et de radio ainsi que l'équipe de baseball des Blue Jays de Toronto, sont demeurés inchangés, à 440 millions $.

Les dépenses ont toutefois grimpé de huit % puisque l'entreprise a consacré 6 millions $ afin de se préparer pour la nouvelle saison de la LNH, 6 millions $ à sa publication Next Issue Canada et 10 millions $ de plus en salaires pour la masse salariale des Blue Jays.

Si Rogers retient l'attention pour la diffusion des matchs de la LNH, l'entreprise fait aussi face à une plainte de la part d'une concurrente.

Au cours de la dernière semaine, la société mère de Bell a soumis une demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en raison d'inquiétudes par rapport à l'application «NHL GamePlus».

Selon Bell, cette initiative ne respecte pas certaines règles obligeant de rendre le contenu créé pour la diffusion disponible à tous les concurrents. Rogers a répliqué en citant des exemptions et a jusqu'au 20 novembre pour répondre à la plainte logée par BCE.

Selon M. Laurence, Bell a agi en «bébé lala» en se tournant vers le CRTC dans ce litige.

«Ils se plaignent et tentent de freiner l'innovation plutôt que de l'applaudir, a-t-il dit. Nous ne croyons pas avoir transgressé les règles (...) Je ne crois pas qu'ils vont l'emporter. On verra.»

L'action de Rogers a retraité jeudi de 63 cents pour terminer la séance à 42,80 $ à la Bourse de Toronto.




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