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Sanofi confirme ses prévisions 2014

Le siège social canadien de Sanofi à Laval.... (Photo fournie par Sanofi)

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Le siège social canadien de Sanofi à Laval.

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Simon BOEHM
Agence France-Presse
Paris

Le groupe pharmaceutique Sanofi (SNY) a confirmé mardi son objectif de croissance du résultat en 2014 après un premier trimestre conforme à ses attentes, avec un bénéfice en hausse mais des ventes en repli, pénalisées par l'effet négatif des changes.

Le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, a salué «un très solide début d'année». «Les résultats sont en ligne avec nos attentes», a-t-il résumé lors d'une conférence téléphonique, en mettant l'accent sur «les progrès réalisés dans la recherche et développement» et la «bonne performance» des plateformes de croissance du groupe.

Le bénéfice net consolidé est en hausse de 9,6% à 1,08 milliard d'euros (un euro = 1,52$ CAN).

Mais «les variations de changes continuent à peser sur les résultats», a observé M. Viehbacher, qui prévoit que le niveau élevé de l'euro «continuera à avoir un impact au deuxième trimestre». Ensuite, pour le second semestre, il table sur un retour à un taux de change plus ou moins au niveau de 2013.

De fait, à changes constants, le bénéfice net «des activités» - le principal indicateur de gestion retenu par le groupe - est en hausse de 5,6% à 1,55 milliard d'euros sur le trimestre écoulé, mais s'inscrit en recul de 3,2% en données publiées.

Les changes ont pesé pour 6,2 points sur le chiffre d'affaires: avec 7,84 milliards d'euros, il est en repli de 2,7% en chiffres publiés, mais progresse de 3,5% à changes constants.

Dans ce contexte, le groupe a confirmé son objectif annuel annoncé en février. Il vise un bénéfice net par action des activités «en hausse de 4% à 7% à taux de change constants». Au premier trimestre, cet indicateur était en hausse de 5,8%.

À la Bourse de Paris, l'action Sanofi perdait 2,29% à 75,38 euros, dans un marché à l'équilibre (-0,02%). Les résultats ont été jugés «un peu décevants» par les analystes de Bryan Garnier.

Stratégie d'acquisitions ciblées

Les plateformes de croissance du groupe ont continué à progresser (de 7,9% à changes constants) et représentent désormais près de 74% du chiffre d'affaires du groupe avec 5,8 milliards d'euros, tiré par les divisions Diabète (+13,2%), Santé grand public (+18,6%), Genzyme (+21,5%) et les «autres produits innovants» (+22,6%).

Sanofi a signalé des «fluctuations défavorables de stocks» qui ont affecté les ventes de son produit numéro un, l'insuline Lantus, aux États-Unis.

La division Santé animale était en repli de 1,6% à changes constants, mais M. Viehbacher continue à tabler sur «un retour à la croissance cette année».

Dans les Vaccins, également en recul (de 4,2% à changes constants), le directeur général a mis en cause des facteurs saisonniers, rappelant la longueur de la saison de grippe l'année dernière aux États-Unis.

«Nous n'attendons pas beaucoup de croissance non plus au deuxième trimestre», a-t-il indiqué, s'attendant à une reprise à partir du second semestre de l'année dans l'activité vaccins.

Il a d'autre part annoncé que la FDA avait officiellement indiqué que le groupe avait pleinement répondu à ses observations concernant les sites de Toronto et Marcy-l'Etoile.

Interrogé sur la reprise des grandes opérations dans le secteur de la pharmacie, Chris Viehbacher a assuré que cela n'impliquait pas pour Sanofi de «changer (sa) stratégie».

«Si nous pouvons continuer à renforcer de manière ciblée nos plateformes de croissance, nous le ferons», a-t-il dit.

Mais «cela suppose de trouver des acquisitions à des prix qui permettent de dégager de la valeur pour les actionnaires (...) Ce n'est pas toujours possible», a-t-il ajouté.

«Nous allons continuer à mener la stratégie d'acquisitions ciblées que nous avons engagée», a résumé M. Viehbacher. «Nous allons continuer à regarder dans les marchés émergents et dans les activités OTC» (médicaments en vente libre), a-t-il précisé.

Dans la santé animale, la situation est «un peu plus compliquée», compte tenu du niveau de consolidation qui fait qu'il est difficile de trouver des actifs ne posant pas de problèmes de concurrence, a-t-il noté.




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