Le constructeur ferroviaire Bombardier s'est dit « heureux » mercredi du rejet par la Commission européenne de la fusion des concurrents Siemens et Alstom, estimant qu'une telle opération aurait « gravement compromis la santé et la compétitivité de l'ensemble du marché ferroviaire européen ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

« La Commission indique clairement que la fusion proposée ne respecte pas les exigences de la loi sur la concurrence de l'Union européenne », a déclaré dans un communiqué Daniel Desjardins, vice-président principal du groupe, ajoutant que cette fusion dans le rail aurait laissé « les consommateurs européens en payer le prix, à la fois comme utilisateurs du rail et comme contribuables ».

L'UE a officiellement mis son veto mercredi à l'union de l'allemand Siemens et du français Alstom, malgré les pressions de l'Allemagne et de la France qui espéraient créer un champion européen du rail face à la concurrence chinoise, en l'occurrence le numéro un mondial, CRRC.

La commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a estimé que les deux entreprises « n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence » soulevées par le gendarme européen.