L'idée de louer sa voiture à des inconnus n'est peut-être pas attirante pour tous, mais elle l'est pour GM, qui a annoncé hier le lancement de sa propre plateforme appelée à concurrencer des services indépendants comme Turo, déjà implanté au Québec.

Jean-François Codère LA PRESSE

GM intégrera la location de voitures entre pairs à sa plateforme Maven, qui permet déjà la location à court terme directement auprès de GM.

Les propriétaires de voitures de marques GMC, Cadillac, Chevrolet ou Buick - toutes propriété de GM - de l'année-modèle 2015 ou plus récentes pourront inscrire leur voiture sur la plateforme et potentiellement en tirer des revenus.

Pour l'instant, seuls les citoyens des villes américaines de Chicago, Detroit et Ann Arbour pourront se prévaloir de ce service. GM a toutefois indiqué que des lancements additionnels devraient survenir dès l'automne.

Au Canada, la plateforme Maven se limite pour l'instant à la région de Toronto, où elle a été lancée en février dernier.

« La suite logique est de l'étendre à Montréal, puis à Vancouver, c'est le plan initial », affirme Philippe-André Bisson, gestionnaire des communications de la région de l'est du Canada pour GM.

À savoir si le service de location entre pairs fera aussi le saut au nord de la frontière, M. Bisson ne peut fournir de réponse définitive pour le moment.

« Je sais qu'il y a des pourparlers, mais je n'en sais pas vraiment plus pour le moment. Je pense que ça va arriver, mais quand ? Je ne sais pas. »

40 % POUR GM

Selon la mécanique mise de l'avant par GM, les locateurs pourront décider eux-mêmes des tarifs pour lesquels ils sont prêts à céder leur voiture. L'entreprise conservera 40 % des revenus, en échange de quoi elle fournit les assurances et une vérification d'identité des clients.

La plateforme, qui fonctionne par l'entremise d'une application mobile, permet aussi de repérer les voitures par satellite ainsi que de les déverrouiller et les mettre en marche sans clé.

À Montréal, la location de voitures entre pairs est déjà possible depuis plus de deux ans avec Turo, une plateforme offerte dans la plupart des grandes agglomérations nord-américaines. Turo retient entre 15 et 35 % des revenus de location, selon le forfait d'assurances choisi par le locateur.