Le plus important investisseur institutionnel du pays, l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), s'oppose lui aussi à la rémunération des hauts dirigeants de Bombardier et à la réélection du président exécutif de son conseil d'administration, Pierre Beaudoin.

Mis à jour le 10 mai 2017
Sylvain Larocque LA PRESSE

De plus, l'OIRPC n'appuiera pas la réélection de deux autres administrateurs: Patrick Pichette, ancien chef de la direction financière de Google, et Vikram Pandit, ancien PDG de la banque américaine Citigroup, en raison de leur manque d'assiduité aux réunions du conseil. En 2016, MM. Pichette et Pandit ont respectivement affiché des taux de présence aux réunions de 76 et 77%.

L'OIRPC, qui fait fructifier les prestations du Régime de pensions du Canada, l'équivalent de la Régie des rentes à l'extérieur du Québec, détenait 8,3 millions d'actions de Bombardier au 31 mars 2016.

Tous les grands investisseurs institutionnels du pays, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec, s'opposent désormais à la rémunération des patrons de Bombardier et à la réélection de Pierre Beaudoin, petit-fils de Joseph-Armand Bombardier. Invoquant le besoin d'améliorer les pratiques de gouvernance de Bombardier, la Caisse a soutenu lundi dans une lettre publiée sur son site web que le conseil de l'entreprise «devrait être dirigé par un administrateur complètement indépendant».

La hausse de la rémunération consentie aux hauts dirigeants de Bombardier pour 2016, qui atteint jusqu'à 50%, a suscité l'ire de nombreux Québécois. Une manifestation est d'ailleurs prévue demain devant le Centre de finition Global de Bombardier, à Dorval, où se tiendra l'assemblée annuelle des actionnaires de l'entreprise.