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Déficits et pertes de valeur pour la Gare d'autocars de Montréal

Le transport interurbain par autocars est en profonde... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le transport interurbain par autocars est en profonde mutation, ce qui se répercute sur les activités de la Gare d'autocars de Montréal.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

L'histoire de la Gare d'autocars de Montréal (GAM) vire au désastre financier. Rachetée par Québec pour 25,5 millions en 2010, la société de gestion du terminus d'autocars situé dans l'îlot Voyageur ne vaut plus aujourd'hui que 6,6 millions, indique le rapport annuel 2014 de l'Agence métropolitaine de Montréal (AMT).

La perte de valeur s'élève à 19 millions en cinq ans.

La gare a vu sa valeur marchande diminuer de 2,5 millions additionnels l'année dernière. L'AMT, son propriétaire depuis 2013, bénéficie toutefois d'une garantie du gouvernement du Québec sur la réduction de la valeur de la filiale exploitant le terminus pendant les trois premières années. Le gouvernement a ainsi remis 12 millions à l'AMT en vertu de cette entente, confirme Fanie St-Pierre, porte-parole de l'organisme.

Profonde mutation

Le transport interurbain par autocars est en profonde mutation, ce qui se répercute sur les activités de la GAM. La concurrence des services de covoiturage offerts sur l'internet fait perdre des parts de marché aux transporteurs traditionnels. Ceux-ci revoient à la baisse leurs dépenses en frais de quai et en commissions de vente de billets, deux sources de revenus de la gare.

Dans ce contexte, les revenus de la station ont décliné année après année, passant de 9,1 millions en 2011-2012 à 7,8 millions en 2014. La rentabilité n'est plus au rendez-vous non plus. Depuis qu'il est devenu la propriété de sociétés d'État, le terminus a fait des déficits quatre années sur cinq. L'an dernier, la perte nette s'élevait à 2,5 millions.

Un loyer qui fait mal

Dans les circonstances, le bail liant la société de gestion de la gare au propriétaire de l'îlot Voyageur, le groupe Aquilini, pèse lourd sur les finances de la filiale de l'AMT. En 2015, l'AMT devra lui payer au minimum 1,7 million en loyer. Sur la durée restante du bail, les paiements minimaux s'élèvent à 31,7 millions d'ici 2031.

La GAM a coûté 53,3 millions à construire. Des travaux de finition de 8,8 millions ont par la suite été assumés par Québec, faisant grimper la facture du terminus à plus de 62 millions.

L'HISTOIRE D'UN DÉSASTRE

  • 2006 : Début des travaux à l'îlot Voyageur. La gare d'autocars sera déplacée du sud au nord de l'îlot.
  • 2010 : La Société immobilière du Québec (devenue depuis la Société québécoise des infrastructures) rachète pour 25,5 millions la société de gestion de la gare (Québec 9227-9702), qui était contrôlée par Roger Morin.
  • 2011 : Ouverture de la Gare d'autocars de Montréal. Au final, la construction a coûté 62 millions.
  • 2013 : L'AMT rachète de la SIQ la société de gestion de la gare pour 19 millions.
  • 2015 : Le terminus de Montréal ne vaut plus que 6,6 millions, selon le dernier rapport annuel de l'AMT.




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