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Héroux-Devtek: le dollar fait grimper la facture

Réal Raymond, vice-président principal d'Héroux-Devtek (au micro), Gilles Labbé,... (PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE)

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Réal Raymond, vice-président principal d'Héroux-Devtek (au micro), Gilles Labbé, président et chef de la direction, et Stéphane Arsenault, chef de la direction financière.

PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE

La glissade du dollar canadien a fait grimper la facture du programme d'investissements d'Héroux-Devtek.

Ce programme, qui permettra au manufacturier de mettre en oeuvre l'important contrat de fabrication des trains d'atterrissage du Boeing 777, devait nécessiter des investissements de 90 millions de dollars. On parle maintenant de 105 millions. C'est que l'entreprise doit effectuer l'acquisition de machinerie et d'équipements essentiellement en devises américaines.

La direction d'Héroux-Devtek a également indiqué qu'elle avait prévu des sommes supplémentaires pour acquérir de nouveaux terrains afin de permettre une croissance future.

En 2014, Héroux-Devtek a investi environ 48 millions dans le cadre de son programme d'investissements pour le train d'atterrissage du Boeing 777 et du Boeing 777X. En 2015, l'entreprise devrait débourser environ 57 millions de plus, pour un total de 105 millions.

Le gonflement de la facture n'a pas inquiété outre mesure l'analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale.

«Nous notons que le contrat pour le 777 est basé sur la devise américaine, écrit-il dans une note d'analyse. Cela signifie que si les dépenses en immobilisation sont plus élevées, les revenus et les bénéfices seront également plus élevés à plus long terme.»

Afin de réaliser le contrat pour le 777, Héroux-Devtek a construit une usine à Cambridge, en Ontario, a doublé la superficie d'une autre usine à Cleveland, en Ohio, et a loué une usine pour l'assemblage final à Everett, dans l'État de Washington. L'entreprise a également investi dans ses usines de Springfield, en Ohio, et de Laval.

Cameron Doerksen a souligné que la faiblesse du huard aura des effets positifs sur les revenus et la marge d'Héroux-Devtek, surtout lorsque les contrats de change à terme viendront à échéance.

Héroux-Devtek a d'ailleurs fait savoir hier que la dévaluation de la devise canadienne avait fait gonfler ses revenus de 3,2 millions au troisième trimestre.

Les revenus de l'entreprise ont également bénéficié de l'apport d'APPH, société acquise en février 2014. C'est ainsi qu'Héroux-Devtek a enregistré des ventes de 88,4 millions au troisième trimestre 2015 comparativement à 61,4 millions au trimestre correspondant de l'exercice précédent. L'apport d'APPH représente 24,5 millions.

Ce résultat tient également compte d'une charge de 7,9 millions, annoncée le 27 janvier dernier, pour refléter la suspension du programme Learjet 85 de Bombardier.

Cette charge a d'ailleurs contribué à ce que le trimestre se termine avec une perte nette de 1,9 million, ou 5 cents par action. Le troisième trimestre de l'exercice précédent avait donné lieu à un bénéfice net de 2,6 millions, ou 8 cents par action.

Le président et chef de la direction d'Héroux-Devtek, Gilles Labbé, s'attend à de meilleurs résultats au quatrième trimestre, traditionnellement le meilleur trimestre de l'année pour l'entreprise.

«À long terme, nous maintenons notre objectif de réaliser des ventes annuelles d«environ 500 millions de dollars d'ici l'exercice 2019, à la lumière de nos contrats actuels et en supposant qu'aucune autre acquisition ne soit réalisée», a-t-il déclaré.

Le titre d'Héroux-Devtek a perdu 5 cents, en baisse de 0,5%, pour clôturer à 10,65$ à la Bourse de Toronto hier.




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