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Bombardier a trouvé le premier client qui recevra la CSeries

Le CS300, un des modèles de la CSeries... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le CS300, un des modèles de la CSeries de Bombardier.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Largué en août dernier par le transporteur suédois Braathens Aviation, Bombardier (T.BBD.B) a trouvé le client qui sera le premier à recevoir son nouvel avion CSeries, dont les premières livraisons sont prévues au cours de la deuxième moitié de 2015.

Une porte-parole de l'avionneur montréalais, Marianella Delabarrera, n'a pas voulu vendredi révéler le nom du transporteur aérien concerné.

«Il [le client] ne veut pas être identifié, a-t-elle dit au cours d'un entretien téléphonique. Ça sera à sa discrétion de nous faire signe quand il sera prêt.»

C'est l'interruption des essais en vol de la CSeries - provoquée par l'explosion d'un moteur le 29 mai dernier - qui avait incité Braathens Aviation à laisser sa place comme client de lancement.

Dans des documents financiers, le transporteur suédois expliquait qu'il était préoccupé par l'impact de cet incident sur les premières livraisons de la CSeries. Il disait vouloir s'entendre avec Bombardier sur de nouvelles dates de livraison.

En 2011, Braathens Aviation avait passé une commande ferme de cinq CS100 et cinq autres CS300 - évaluée à 665 millions de dollars - avec une option pour 10 appareils supplémentaires, ce qui pourrait faire grimper son prix total à 1,37 milliard de dollars.

Les appareils devaient être exploités en Suède par Malma Aviation.

Mme Delabarrera a fait savoir qu'un processus visant à dénicher un remplaçant au transporteur suédois avait été enclenché peu après l'annonce de Braathens Aviations et que Bombardier avait eu depuis des pourparlers avec «différents clients».

Elle a ajouté que l'entreprise établie à Montréal était «confortable» avec la durée du processus, qui s'est étalé sur un peu moins de quatre mois.

«Pour certains, être le client [de lancement] peut sembler prendre un risque, a expliqué Mme Delabarrera. Mais la reprise du programme d'essais en vol et l'intensité du programme ont contribué à dissiper les doutes. Nous avons été transparents.»

La porte-parole de Bombardier a par ailleurs réitéré que l'entreprise avait toujours le même objectif en ce qui a trait à la livraison de ses premiers CS100.

L'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marché des capitaux, estime que l'avionneur est bien positionné pour atteindre sa cible, notamment parce que le compteur du programme d'essais en vol affichait, en date du 8 décembre, 646 heures sur les 2400 nécessaires afin d'obtenir la certification de Transports Canada.

«Nous calculons que l'objectif des 2400 heures devrait être atteint en octobre (2015)», souligne-t-il dans un rapport, ajoutant que les heures d'essais accumulées avaient bondi de 44 % depuis le 30 octobre dernier.

D'après M. Poirier, les essais menés par Bombardier démontrent jusqu'ici que la CSeries répond aux attentes, notamment en ce qui a trait à la consommation de carburant - environ 20 % de moins.

L'analyste croit aussi que Bombardier devrait avoir reçu au moins 300 engagements fermes pour son nouvel appareil avant les premières livraisons. Jusqu'ici, le carnet de commandes de la CSeries compte un engagement pour 563 appareils, dont 243 commandes fermes.

«Nous croyons que de décrocher une commande auprès d'un important transporteur aérien comme Delta Airlines, United Airlines ou American Airlines pourrait être un des principaux catalyseurs du programme [de la CSeries]», écrit M. Poirier.

Ce dernier maintient par ailleurs sa cible de 6,25 $ pour l'action de Bombardier.

En après-midi, à la Bourse de Toronto, le titre de l'avionneur se transigeait à 4 $, en recul de deux cents.




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